Alors que l’incertitude plane en ce qu’il s’agit de la participation des judokas locaux aux prochains championnats d’Afrique seniors qui se tiendront du 18 au 23 mai, plusieurs judokas déplorent le manque de communication de la Fédération mauricienne de judo (FMJ) sur ce sujet.

« Nous sommes conscients de la situation sanitaire qu’impose la Covid-19, mais est-ce que c’est un jour avant le départ qu’on saura si oui ou non nous ferons le voyage ? » se demande un des judokas. Nous avons donc pris contact avec le président de la FMJ, Josian Valère, en ce qu’il s’agit de l’avancement de ce dossier auprès du ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse et des Sports. Il nous a alors déclaré : « Pourquoi ne pas le demander à Joseph Mounawah ? » Pourquoi une telle réponse ? Car Joseph Mounawah, ancien président, ne fait plus partie de la FMJ depuis quelques années déjà.

Suite à cette réponse, nous avons relancé Josian Valère, qui a fait ressortir : « Je ne vous donnerai aucune déclaration par rapport à ce dossier. » Chose incompréhensible, car en tant que président d’une fédération, il a le devoir d’assumer ses responsabilités envers la presse et les judokas lorsqu’il s’agit de communiquer les derniers détails sur la situation actuelle. Sans oublier que Josian Valère siège également au sein du comité directeur de l’Union africaine de judo. De ce fait, il sera certainement impliqué dans cette compétition africaine.

Au niveau du MAJSL, selon une source, « la participation des locaux vers un pays africain est très compliquée. Actuellement, ce sont ceux qui pourront participer aux Jeux Olympiques en juillet qui seront les privilégiés. Tous les jours, la situation de la Covid-19 est de plus en plus compliquée, avec le nouveau variant indien qui sème le doute dans les esprits ». Si aucun des locaux n’arrive à faire le voyage vers le Sénégal, les espoirs de médaille reposeront sur les épaules des deux expatriés Priscilla Morand (-48 kg) et Rémi Feuillet (-90 kg), qui ont remporté lors de la dernière édition deux médailles de bronze. Pour en revenir aux judokas locaux, comme en 2020, les entraînements se font à travers la plateforme Zoom. Si ce n’est pas le directeur technique national, le Français Baptiste Leroy, qui supervise les séances, il encouragent les seniors à animer les entraînements dans le but de leur permettre de se tourner plus facilement vers le coaching après leur carrière sportive.