Les week-ends de décembre ont été l’occasion pour Foodwise, en partenariat avec Bioculture, de venir en aide aux familles en détresse. L’opération connue sous le nom de “Kadi Partaze” a permis de récolter 15 tonnes de nourriture autour de Rs 1,5 M pour 2 000 familles en détresse. Une opération, qui a été un succès, grâce à l’apport d’une cinquantaine d’ONG et 500 bénévoles ainsi qu’à la générosité de près de 10 000 Mauriciens.

Malgré la pandémie qui sévit dans le monde, Maurice est restée solidaire à ses principes d’aide et plusieurs supermarchés de l’île, dont les groupes Intermart, Super U, Jumbo, Way, Dream Price et GSR, se sont mobilisés dans cette collecte nationale. Formée en 2018, FoodWise est une entreprise sociale luttant contre le gaspillage alimentaire et l’insécurité alimentaire à Maurice, en prônant une optique d’économie circulaire. La stratégie de FoodWise est de prendre à sa charge tout le surplus alimentaire des entreprises en les remettant à différentes ONG qui, à leur tour, se chargeront de nourrir les familles dans le besoin. Ce travail, opéré sur une échelle de deux années, a permis de redistribuer la coquette somme de 1,8 M de repas.

Pour pouvoir réussir cet ambitieux pari d’aider les familles défavorisées en cette fin d’année, FoodWise a mis en place tout un plan de travail qui consiste à coller, sur des produits alimentaires, des autocollants recommandés à acheter dans chaque supermarché. Aurélia Desmarais, chargée des opérations chez FoodWise, a laissé entendre que plus de 50% des bénéficiaires, qui se sont vus affectés par la pandémie, n’ont pas accès au Wage Assistance Scheme et n’ont pas obtenu le Self Employed Assistance Scheme, d’où la mise en place de la grande collecte nationale “Kadi Partaze”.

Aurelia Desmarais, en charge des opérations à FoodWise, a expliqué : « FoodWise a pour objectif premier de sauver des produits alimentaires invendus. Cette collecte est importante pour nous, car elle permet aux ONG et bénéficiaires d’avoir accès à des denrées non périssables, avec un Long Shelf Life. Nous avons constaté que plus de 50% des bénéficiaires, aidés par nos ONG partenaires, ont connu une baisse drastique des revenus ou une perte d’emploi après la COVID-19, alors que les prix de la nourriture, eux, flambent. En soulageant ces familles, ils peuvent non seulement éviter d’envoyer leur enfant à l’école le ventre vide, mais ils peuvent aussi trouver de l’énergie et du temps pour trouver un emploi et se remettre au travail. »