Le ministère des Sports sollicité pour sa participation à cette compétition prévue en juin à Rimini

La FMKBDA espère une réponse positive après un dernier déplacement qui
remonte à fin 2019

La Fédération mauricienne de kick-boxing et des disciplines assimilées (FMKBDA) envisage sérieusement une participation à la Coupe du monde de la World Association of Kick-Boxing Organization (WAKO) en juin. Une compétition qui se déroulera du 10 au 13 à Rimini et à laquelle le staff technique national accorde beaucoup d’importance. Cela, après avoir raté la Coupe du monde de Russie qui se déroule actuellement avec la participation d’une vingtaine de pays.

Des contacts ont déjà été engagés avec la fédération italienne et un dossier déjà déposé au ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (MAJSL). « C’est une compétition de haut niveau et à laquelle nous aspirons à participer. Ce sera une très bonne chose si les démarches se concrétisent. Je pense que cela pourrait nous aider à rattraper le temps perdu, notamment par les temps qui courent. Ce sera l’occasion idéale pour faire une évaluation et de reprendre le travail en vue des Mondiaux », déclare d’emblée l’entraîneur national, Judex Jeannot.

Ce dernier dira d’ailleurs que la préparation de ses tireurs est à nouveau perturbée par ce confinement, après celui de l’année dernière. « C’est sûr que la préparation prend un mauvais coup. C’est un retard qui sera difficile à rattraper. Certes, nos boxeurs continuent à s’entraîner chez eux, avec autant de sérieux et de détermination. Mais l’absence d’entraînement en salle est un très gros problème », explique-t-il.

Ce qui agace encore plus l’entraîneur national, c’est que ses boxeurs respiraient la forme avant le confinement. « Cette nouvelle coupure est à la fois énervante et agaçante. Après le premier confinement, nous nous sommes remis au travail et avons refait notre retard. Nous étions même très confiants fin 2020, alors que là, le doute s’installe », remarque notre interlocuteur. Ce dernier dira même qu’il avait hâte de retrouver ses protégés sur le ring.

Pire encore. L’absence de compétition de haut niveau depuis fin 2019 lorsque les Mauriciens avaient pris part aux Mondiaux de low-kick en Bosnie, puis ceux de full contact en Turquie. Ce que regrette encore plus Judex Jeannot, c’est de ne pouvoir être actuellement présent en Russie pour la Coupe du monde. « L’Europe redémarre avec une compétition de très haut niveau, contrairement à nous. J’espère que cela ne pèsera pas lourd dans la balance », dit-il.

Une éventuelle participation à la compétition en Italie sera donc salutaire pour ce groupe qui est composé de Cédrick Dinally (-51 kg), Fabrice Bauluck, Warren Robertson (-54 kg), Anaëlle Coret (-56 kg) et Jean-Michel Lisette (63,5 kg). « L’important c’est de pouvoir retrouver ses repères et, malheureusement, cela ne peut se faire en salle. C’est le ring et la compétition qui permettent au tireur de se retrouver », explique l’entraîneur national.
Aussi, tout comme certaines fédérations, la FMKBDA a fait une demande au MAJSL afin que ses cinq tireurs reprennent les entraînements au J&J Gymnasium à Roche Brunes. « Je trouve que c’est une bonne initiative pour certains d’aller en ce sens. J’espère que nous aurons une bonne réponse très vite. Car il est primordial que nos tireurs retrouvent d’abord l’entraînement de groupe avant le ring de compétition », avance-t-il.

Pour conclure, Judex Jeannot espère que le MAJSL prendra les décisions qui s’imposent afin que la communauté sportive, notamment les athlètes de haut niveau d’abord, puisse relancer la machine le plus rapidement possible. « Il est très important que les autorités sachent que le sport fait énormément de bien à la société. Et si elles négligent le sport à ce point, cela va poser un problème. Car je trouve qu’actuellement les athlètes sont négligés et j’en suis déçu », déplore-t-il.
Dans ce même ordre d’idées et dans un contexte sanitaire aussi difficile que délicat, rappelle Judex Jeannot, il est important que les athlètes se sentent soutenus. « Ce n’est que de cette façon que la confiance reviendra. Un athlète de haut niveau a besoin de participer à des compétitions d’envergure. Alors, espérons que la situation va se débloquer et que nous aurons cette autorisation pour bouger vers l’étranger, afin de relancer une préparation déjà trop perturbée », souligne-t-il.

Vaccination : Une étape décisive

Tout comme l’ont déjà fait des sportifs de haut niveau, la fédération a également vu ses cinq tireurs concernés par la préparation aux Mondiaux de novembre se faire vacciner contre la Covid-19. Après avoir reçu leurs premières doses, explique Judex Jeannot, ils en recevront la seconde le 21 de ce mois-ci. « J’espère tout simplement que la situation va évoluer par la suite dans la bonne direction et que cela permettra aux boxeurs d’aller en compétition à l’étranger », fait-il ressortir. L’entraîneur national se veut encore plus réaliste. « Si on encourage les gens à se faire vacciner et que cela n’apporte rien de positif, alors il y a de quoi se poser des questions », dit-il, avant d’ajouter : « Je me demande alors si le vaccin aura servi à quelque chose ? J’aurais souhaité qu’il y ait une réflexion par rapport à tout le protocole. » C’est la raison pour laquelle Judex Jeannot estime que les athlètes de haut niveau devraient avoir l’autorisation de voyager après s’être fait vacciner, d’autant qu’à l’étranger, dit-il, l’organisation des compétitions a repris. « Il est très important que les autorités donnent accès à cette liberté qui est essentielle aux athlètes pour s’exprimer et reprendre confiance. »

La Russie suspendue : Le pays organisateur des Mondiaux pas décidé

La Russie devait organiser les Mondiaux seniors de novembre. Tel ne sera malheureusement pas le cas, explique Judex Jeannot, avec la décision de l’Agence mondiale antidopage (AMA) de suspendre la Russie suite aux scandales liés au dopage. La World Association of Kick-Boxing Organization travaille actuellement sur plusieurs options, dit-il, mais rien n’a été décidé.