Après avoir démarré l’opération qui consiste à démanteler la poupe du MV Wakashio le 15 février dernier, opération interrompue en avril, la barge à grue chinoise Hong Bang 6 est de retour dans le lagon de Pointe d’Esny depuis vendredi. Des 7500 tonnes d’épaves qui doivent disparaître du paysage, 200 tonnes ont déjà été enlevées. C’est la compagnie Samlo-Koyenco, du groupe Samlo, dont le président est l’ancien ministre des Arts, Mahen Gowressoo, qui a récupéré cette partie de l’épave pour son recyclage.

La totalité d’amas de ferraille sera d’abord acheminée vers un chantier dans le port pour être découpée et décontaminée avant d’être transportée à l’usine de la compagnie pour le processus de recyclage.

À ce jour, nous indique-t-on au ministère de l’Economie bleue, des Ressources marines, de la Pêche et de la Marine, « il reste 75 % des travaux de démantèlement à faire. Si la météo s’y prête et que la mer n’est pas démontée, ceux-ci seront complétés dans 18 jours ».

Depuis son arrivée sur les lieux du naufrage le 14 février, la barge chinoise, accompagnée de remorqueurs, a dû regagner la mer de Tamarin à deux reprises pour cause de mauvais temps. La présence de la barge dans la baie de Tamarin avait soulevé une vague d’inquiétudes et d’interrogations dans la communauté. Ce qui a retardé le démantèlement complet de la poupe. Pendant la durée de l’opération, la barge, de 100 mètres de long et 33 mètres de large, sera stabilisée par des pylônes hydrauliques. C’est la compagnie chinoise Lianyungang Dali Underwater Engineering qui a décroché le contrat pour mener les travaux de démantèlement de la poupe, long de 75 mètres. Tout au long de cette délicate opération, le bateau écumeur, qui avait été placé par Polyeco sur le site du naufrage, aura pour tâche d’intervenir en cas de déversement d’huile. Des barrages pour parer à toute éventualité de pollution ont été installés depuis quelques jours.