La Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) demande aux syndicats d’Air Mauritius de tenir tête aux administrateurs de la compagnie aérienne nationale. Elle condamne la façon dont « deux nominés politiques gèrent » les affaires de la compagnie d’aviation nationale et dénonce les actes d’intimidation de la police à l’encontre des employés.

 « L’opacité autour des décisions prises par ces administrateurs crée des doutes chez les employés, surtout en ce qui concerne la menace d’un licenciement massif au sein de cette compagnie d’aviation », déclare Narendranath Gopee, président de la FCSOU. Il dénonce aussi les tentatives d’intimidation de la police à l’encontre des employés d’Air Mauritius.

« Mem gouvernma pe koumans servi bann taktik totaliter kont bann anploye avek koudmin lapolis. Federasion anvi koner kot lord inn sorti pou dir bann polisie al zwenn bann employe dan zot lakaz ek pran bann informasion personel y konpri zot kouler politik », dit le syndicaliste.

Le fait que la police demande aux employés d’Air Mauritius s’ils ont l’intention de manifester, cela veut dire qu’ils ont l’intention de les poursuivre. Il demande aux employés d’Air Mauritius de ne rien révéler à la police.

À ce jour, les administrateurs d’Air Mauritius « sont en train d’agir comme des patrons capitalistes », déclare Narendranath Gopee.  Il se demande s’il y a eu au préalable une étude sur le gaspillage attribué aux directeurs de la compagnie et aux membres du conseil d’administration.

« Kot Seetaramadoo, kot Sudhoo ? Zot redevab anver la konpagni ki zot inn detrir. Zot ti kom bann vale du gouvernma », avance le président de la FCSOU tout en s’interrogeant sur les acquisitions d’avions.

Le président de la FSSC dénonce le « chantage exercé par les administrateurs sur les employés » avec l’annulation des MOUs. Il ajoute que l’amendement apporté à la Workers’ Rights Act a été bien planifié car il légalise le licenciement massif avec le concept de congé sans solde.

En conclusion, Narendranath Gopee s’interroge sur le montant des Fees des administrateurs vu le précédent avec l’opération « Daylight Robbery » et les Rs 26 millions payées à l’administrateur Sattar Hajee Abdoula.