« Le Président de la République est bien conscient des intempéries du Parlement ». C’est ce qu’affirme le chef de file du Parti Travailliste au Parlement, Arvin Boolell, après sa rencontre avec le Président Pradeep Roopun à la State House ce mardi 10 août.

Arvin Boolell, accompagné de Patrick Assirvaden et Eshan Duman, ont rencontré le Président de la République, Pradeep Roopun, ce matin afin d’aborder plusieurs questions, notamment la suspension d’Arvin Boolell et aussi les agissements du Speaker de l’Assemblée nationale, Sooroojdev Phokeer.

Selon Arvin Boolell, suspendu pour huit séances parlementaires, le Président de la République a pris bonne note de tout ce qui lui a été dit lors de cette rencontre d’environ une trentaine de minutes. Pradeep Roopun aurait ainsi reconnu que la séparation de pouvoir est essentielle pour le bon fonctionnement de la démocratie et la démocratie parlementaire.

« Le Président de la République a reconnu qu’il était le garant de la constitution. Il adressera nos inquiétudes aux autorités concernées et surtout à qui de droit. Nous avons ainsi exprimé nos deep sitted concerns parce que nous ne souhaitons pas un nexus entre le speaker et l’arme politique de l’exécutif », a déclaré le chef de file du PTr.

D’ailleurs, Arvin Boolell a logé une plainte formelle en cour Suprême contre le Speaker, le Premier ministre, le clerc de l’Assemblée Nationale, mettant avant le fait que son droit constitutionnel de parlementaire a été bafoué ainsi que le parti pris du speaker lors des travaux parlementaires.

« Le freedom of expression est important, tout en suivant les paramètres du Parlement. Il ne peut pas y avoir de connivence entre le speakership et l’arme politique de l’exécutif. On ne peut pas continuer d’asphyxier un parlement », s’est indigné Arvin Boolell.

Patrick Assirvaden a, pour sa part, indiqué que « cette rencontre démontre que le parti travailliste n’a aucune mauvaises fois ».

« Nous faisons les choses selon le respect de la constitution et des institutions. Avec notre rencontre avec le Président, nous respectons les paramètres institutionnels de notre pays. Nous sommes conscients de ses limites dans l’exercice de ses fonctions, mais également qu’il est le dernier rempart qui nous donne cette garantie que nous puissions jouer notre rôle de député », a soutenu ce dernier.