Photo illustration (Photo by Ian LANGSDON / POOL / AFP)

Le variant Delta du coronavirus, plus contagieux, représente désormais « entre 9 et 10% » des nouveaux cas positifs en France, en forte progression par rapport à la semaine dernière, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

« C’est une proportion a priori comparable à ce que nous observons, aux Etats-Unis, et probablement en Allemagne », a-t-il déclaré à l’issue du Conseil des ministres.

Mardi dernier, le ministre de la Santé Olivier Véran avait évoqué une fourchette de 2% à 4% des cas dus à ce variant, à partir des données de criblage des tests positifs.

Selon la dernière enquête de séquençage en date, méthode plus précise mais moins réactive, ce variant identifié pour la première fois en Inde en avril ne représentait que 1% des prélèvements le 25 mai, contre 0,2% le 11 mai.

« Des disparités territoriales existent », a détaillé mercredi Gabriel Attal, précisant que le variant Delta représentait 12% à 13% des contaminations en région parisienne, mais 70% des cas positifs détectés dans les Landes (sud-ouest), « seul département où nous observons une hausse de l’épidémie » et qu’il était aussi responsable de « plusieurs clusters » dans le Bas-Rhin (est).

Certaines données préliminaires montrent que ce variant pourrait également entraîner davantage de formes graves de la maladie et une moindre efficacité des vaccins disponibles.

Les hôpitaux français accueillaient moins de 10.000 malades atteints du Covid-19, selon les données de Santé publique France publiées mercredi. Un niveau plus vu depuis mi-octobre, en pleine deuxième vague.

Le nombre de patients en réanimation, indicateur clé, est lui en nette décrue depuis fin avril, date du pic à 6.000 patients. Il est passé sous la barre des 2.000 en début de semaine dernière.