(Photo by Kazuhiro NOGI / AFP)

Les Bourses mondiales chutaient jeudi, affectées par la perspective de voir le soutien monétaire massif de la Réserve fédérale américaine (Fed) se réduire dès cette année, Paris perdant même dprès de 3%.

Au lendemain de la parution du compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed, les indices pliaient nettement en Europe et en Asie, dans le sillage de la chute de Wall Street la veille.

Les places asiatiques ont clôturé dans le rouge: Tokyo a perdu 1,1%, Hong Kong 2,1% et Shanghai 0,6%.

Le Vieux Continent subissait le même choc : vers 09H30 GMT, Paris lâchait 2,95% (après avoir cédé un temps 3%), Milan 2,28%, Londres 2,22% et Francfort 1,97%.

Selon les Minutes de la Fed, l’idée d’une réduction du soutien monétaire dès cette année gagne du terrain au vu des progrès en terme économique et sur le front de l’emploi. Et ce, même si les membres du comité de la politique monétaire de la Fed restent divisés sur le moment le plus opportun pour commencer à le faire.

Les investisseurs, en manque de visibilité, espèrent obtenir davantage d’éléments sur le calendrier et la diminution du rythme des achats mensuels d’actifs de la Fed, lors du symposium des banquiers centraux à Jackson Hole la semaine prochaine.

Depuis plus d’un an, les marchés financiers s’appuient sur les largesses des Banques centrales et la reprise économique engagée pour remonter la pente de façon exponentielle. Tour à tour, ils ont atteint, approché ou multiplié des performances jamais vues.

« Rarement un rebond des marchés aura été aussi important et si impressionnant », souligne John Plassard, responsable de l’investissement chez Mirabaud.

« Songez seulement, le rebond que nous venons de connaître sur le S&P 500 depuis les bas de 2020 est le plus violent depuis la Deuxième Guerre mondiale », rappelle-t-il, l’indice ayant gagné près de 100% depuis le creux abyssal de mars 2020.

Depuis plusieurs semaines, de nombreux experts se demandaient si cette situation allait encore être soutenable et ne se montraient pas surpris à l’idée que le marché fasse un peu marche arrière.

Le luxe fait chanceler Paris

Les actions liées au luxe, qui représentent plus d’un quart de l’indice de la Bourse de Paris, plongeaient. Vers 09H18, LVMH chutait de 5,82% à 616,30 euros, Hermès de 3,48% à 1.235,50 euros et Kering de 8,45% à 657,40 euros.

Le secteur pétrolier en berne

Le secteur pétrolier souffrait, inquiet pour la reprise économique mondiale. BP lâchait 4,44% et Royal Dutch Shell (action « B ») 2,73%.