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Avec la fin du confinement et la reprise des activités sur le front économique et la mise en application des amendements à la Workers Rights Act, le Redundancy Board se prépare à « Go Full Steam » dans les prochains jours. Le gros morceau sera le dossier devant être soumis par les administrateurs nommés d’Air Mauritius.

Entre-temps, le nombre de demandes de licenciements continue de pleuvoir auprès de cette instance. A hier, le nombre se chiffrait à environ 80. Ces demandes proviennent de plusieurs secteurs, dont l’hôtellerie, le manufacturier et les finances. Selon les dispositions de la loi, cette instance dispose d’une trentaine de jours pour rendre publique sa décision. Si les demandes de licenciement sont justifiées pour des raisons financières, le travailleur licencié aura droit à un préavis d’un mois et un mois de salaire.

Si la demande n’est pas justifiée, les travailleurs licenciés auront alors droit à des indemnités de licenciement équivalent à trois mois de salaire, le remboursement des congés annuels et le paiement du boni de fin d’année au prorata. Il est très important de souligner que quelle que soit la situation, l’employé en question peut être éligible au Workfare Programme. De plus, si un employé fait une demande de réintégration, le RB pourrait aussi considérer sa demande.

Avec l’amendement de l’article 72 A de la Workers Rights Act (WRA), il se pourrait aussi que des cas de personnes licenciées ne soient pas portés devant le RB, si des employés licenciés et la direction des entreprises trouvent un terrain d’entente quant à la marche à suivre. Dans ce contexte, le cas ne sera pas traité par cette instance.

Les entreprises peuvent même envisager d’accorder des congés sans solde aux travailleurs dans des secteurs considérés comme essentiels, comme le contrôle du trafic aérien, les services à l’aéroport, l’aviation civile, les douanes, l’électricité, les services hospitaliers, l’hôtellerie, la radio, la télévision, la collecte des ordures, la téléphonie, le transport des passagers et des marchandises, ainsi que la fourniture d’eau. Ils pourront alors recommencer à travailler sur des nouvelles conditions de services s’ils le souhaitent.