(Photo by Rizwan TABASSUM / AFP)

L’Inde a approuvé le vaccin russe Spoutnik V contre le Covid-19, a annoncé mardi un grand fabricant local de médicaments, alors que la campagne de vaccination bat son plein et qu’une flambée de contaminations sévit dans le pays de 1,3 milliard d’habitants .

« Nous sommes très heureux d’avoir obtenu l’autorisation d’utilisation d’urgence du Spoutnik V en Inde », a déclaré G.V. Prasad, coprésident et directeur général de Dr Reddy’s Laboratories, cit » dans un communiqué. « La vaccination est l’outil le plus efficace dans notre lutte contre le Covid-19 », a-t-il souligné.

Spoutnik V est le troisième vaccin à obtenir l’approbation des autorités indiennes, aux côtés de Covashield, version du vaccin Oxford-AstraZeneca produite localement et de Covaxin, un vaccin indien développé par la société nationale Bharat Biotech.

En vertu d’accords déjà conclus, 852 millions de doses du vaccin russe, soutenu par le Fonds russe d’investissement direct, seront produites en Inde.

L’approbation de Spoutnik V est une « avancée majeure » après une « coopération étendue » dans les essais cliniques du vaccin en Inde, a souligné pour sa part Kirill Dmitriev, directeur général du Fonds russe d’investissement direct, cité dans un communiqué.

L’Inde connaît actuellement une forte augmentation des cas de Covid-19, et les autorités locales ont dû imposer de nouvelles mesures de lutte contre le virus, notamment des couvre-feux nocturnes, des confinements partiels, ou encore des restrictions de déplacements et d’activités, selon les Etats.

Lundi, le pays d’Asie du Sud a fait état d’une augmentation de plus de 161.000 nouvelles contaminations. Plus de 100.000 nouveaux cas ont été signalés quotidiennement depuis sept jours consécutifs.

L’Inde, qui abrite Serum Institute (SII), plus grand fabricant de vaccins au monde, a lancé sa campagne de vaccination de masse à la mi-janvier.

Mais l’objectif ambitieux du gouvernement de vacciner 300 millions de personnes d’ici à la fin du mois de juillet accuse du retard en raison de ruptures de stock dans certains États et de réticences du public à l’égard des vaccins.