« C’est devenu une mode de critiquer avant de connaître. Notre but est de conserver, pas éradiquer », a déclaré ce lundi Lionel Berthault, directeur de « l’Ecole de la Chasse et de la Faune Sauvage de Maurice », qui s’est retrouvé sous le feu des critiques récemment.

En effet, le collectif Sauvons nos Cerfs a été créé pour s’opposer à l’ouverture de l’Ecole de la Chasse, prévue vendredi prochain.

En conférence de presse ce lundi, Lionel Berthault a précisé que la formation qui sera dispensée ne servirait pas à apprendre à tuer mais « à conserver » les cerfs. Ce Français, qui a posé ses valises à Maurice il y a 17 ans, est d’avis que la chasse « n’est pas le métier de tuer ».

« Je ne vais pas apprendre comment tuer les animaux, et je ne force personne à les tuer. On respecte la loi. J’ai envie de créer cette école pour que chacun ait une image objective de la chasse », a affirmé Lionel Berthault, qui propose une formation de trois jours. Pas seulement sur la chasse, dit-il, mais également « sur la faune et la flore ».

Pour lui, « les cerfs doivent être régulés ».

Il a, d’autre part, déploré le « manque de connaissance » de ceux qui le critiquent. « Ils se disent ouverts au dialogue mais je n’ai jamais été contacté », a-t-il déploré.

Pour les opposants à la chasse, cette pratique, décrite comme « cruelle », ne peut être considérée comme un sport ou un loisir.

« Ce qui m’interpelle et me chagrine, c’est quand on dit que la chasse est une passion et un sport… Notre but est d’apprendre à nos enfants à aimer les animaux et à ne pas les tuer en s’amusant », a déclaré la porte-parole du collectif Sauvons nos Cerfs, Noémie Barragan, rencontrant la presse jeudi.

Le collectif a soutenu qu’il existe « d’autres alternatives pour rentabiliser un ‘chassé' », et ce, dans le respect des animaux. « On pourra trouver ensemble d’autres alternatives pour amuser nos enfants tout en respectant les animaux ».