(Photo by Daniel ROLAND / AFP)

« Le règlement a été adopté le 7 mai 2020. Or, c’est le même jour que la Commission publie la méthodologie adoptée unilatéralement pour élaborer cette liste ».

Ainsi a réagi le bureau du Premier ministre (PMO) à la suite de l’inclusion annoncée de Maurice à la liste noire de l’Union européenne. L’île ferait en effet partie des pays présentant un risque financier en raison de lacunes dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

« Les Etats concernés, dont Maurice, n’eurent aucune occasion de s’expliquer auprès de la Commission en amont de la décision. Maurice ne fut ni consultée ni entendue et encore moins informée de cette nouvelle méthodologie », dénonce le PMO.

« La Commission ne pouvait procéder ainsi sans méconnaitre le droit fondamental des Etats à être entendus avant qu’une décision ne soit prise à leur encontre ».

D’une « simple liste ».

Le PMO souligne également des manquements allégués au « principe fondamental de proportionnalité ». Elle reproche à l’UE de ne pas faire de distinction entre « les pays qui sont sur la liste noire du GAFI et d’autres, comme Maurice, qui ne sont que sur une simple liste d’observation ».

« En procédant ainsi, la Commission a purement et simplement transféré Maurice d’une simple liste d’observation pour le mettre sur le même pied que des pays habituellement classifiés sur le « black list » du GAFI ».

Maurice soutient avoir « toujours respecté les normes internationales en matière de bonne gouvernance, de transparence et de fiscalité ».