Liste effective des pays tiers à hauts risques – GAFI : rendez-vous critique et crucial le 23 octobre

  • Le ministère des Services financiers: « Le GM réitère son engagement pour continuer à rendre effectif le plan d’action du GAFI »

Les efforts du gouvernement mauricien en vue de sortir de la liste des pays tiers à hauts risques établie par la Commission européenne – qui est entrée en vigueur hier –, seront mis à l’épreuve le 23 octobre à l’occasion de la session plénière du Groupe d’action financière (GAFI). Et ce, afin de sortir de la liste grise de ce groupe et subséquemment de celle, noire, de la Commission européenne.

- Publicité -

Le Joint Group de la région Afrique—Moyen-Orient soumettra à cette occasion les conclusions des discussions qu’il a eues avec les autorités mauriciennes en septembre quant à la mise en œuvre du plan d’action formulé par le GAFI. Dans un communiqué diffusé hier, le ministère des Services financiers tente de rassurer les opérateurs mauriciens. Il est affirmé que les autorités compétentes ont aussi entrepris un travail de fond auprès de banques étrangères et correspondantes pour faciliter les transactions transfrontalières en vue de la date butoir du 1er octobre 2020, afin de maintenir la confiance au sein de notre juridiction.

« Le gouvernement réitère son engagement pour continuer à rendre effectif le plan d’action du GAFI et souhaite également rassurer les investisseurs locaux et internationaux, que Maurice reste engagée au plus haut niveau à compléter le plan GAFI dans les plus brefs délais », souligne le communiqué.

Faisant l’historique de l’inclusion de Maurice le 7 mai dernier sur la liste noire de la Commission européenne, le ministère des Services financiers indique que la Commission européenne (CE) a publié une liste de pays tiers à hauts risques comprenant 11 Etats identifiés par le Groupe d’Action financière (GAFI) incluant Maurice. Cette liste est en vigueur depuis hier. Le communiqué souligne donc que Maurice s’était déjà engagée à mettre en oeuvre selon un calendrier anticipé, le plan d’action formulé par le GAFI afin de sortir de la liste de ce dernier et subséquemment de celle de la Commission européenne. Parmi les mesures déployées, il est question d’une plate-forme d’assistance technique entre la Direction générale des Services financiers de la Commission européenne et les autorités mauriciennes pour informer la CE du progrès concret accompli par Maurice. Le 17 juillet 2020, la CE a confirmé qu’il n’y aurait pas de conditions supplémentaires exigées pour la sortie de Maurice de la liste européenne.

D’après le ministère des Services financiers, les institutions financières locales et internationales, établies à Maurice, ont été régulièrement informées du progrès dans la mise en oeuvre du plan d’action. Maurice a soumis :
i) un premier rapport en mars 2020 qui n’a pu être considéré par le GAFI à cause de la pandémie ;
ii) un rapport actualisé le 31 juillet 2020 et
iii) un rapport final le 31 août 2020.

Par ailleurs, à la demande de Maurice, une réunion virtuelle a été organisée le 8 septembre dernier entre le GAFI et les autorités mauriciennes responsables de la mise en oeuvre du plan d’action. Le ministère précise qu’au cours de la réunion, le Joint Group de la région Afrique–Moyen-Orient (JG) a souligné l’effort et les mesures prises par Maurice en dépit des circonstances difficiles résultant de la pandémie de Covid-19 et a également salué le progrès entamé à ce jour. « Le JG a noté que le gouvernement prend au sérieux le plan d’action et a pour priorité de compléter ledit plan en anticipation du délai imparti. En outre, ils encouragent fermement les autorités locales à continuer leurs actions dans cette même veine. Le JG soumettra les conclusions susmentionnées à la séance plénière du GAFI qui se tiendra au mois d’octobre 2020 », poursuit le communiqué.

Le ministère des Services financiers fait ressortir que les autorités compétentes ont aussi accompli un travail de fond auprès de banques étrangères et correspondantes pour faciliter les transactions transfrontalières en vue de la date butoir du 1er octobre 2020, afin de maintenir la confiance dans la juridiction locale.

- Publicité -
EN CONTINU

l'édition du jour

- Publicité -