La fédération mauricienne de lutte (FML) bénéficiera-t-elle bientôt des services d’un Directeur Technique National ? Une demande en ce sens a été effectuée auprès du Ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, tandis qu’un projet a été présenté. Ce projet, en accord avec le ministère concerné, le Comité Olympique Mauricien, le Comité Horizon Paris 2024 et le Club Maurice, vise une participation mauricienne aux Jeux Olympiques de 2024 prévus à Paris.

« Il nous faut absolument bénéficier de l’apport d’un DTN étranger dans le cadre de notre projet. Plusieurs candidats venant de l’Inde, de la France, de Cuba, de la Russie ou encore des pays africains se sont manifestés. Nous attendons l’accord du Ministère avant de finaliser notre choix », indique Richard Papie, président de la FML. Dans le projet présenté, il est mentionné qu’il s’avère impératif de recruter un DTN afin de gérer la préparation des lutteurs de l’élite et de mettre en place une structure fiable pour le développement de cette discipline afin de pouvoir relever les défis. Dans le passé, le Français Frédéric Rubio avait en maintes occasions effectuées des déplacements à Maurice afin de diriger des stages pour les lutteurs et les entraîneurs, alors qu’un entraîneur indien avait encadré la sélection mauricienne dans le cadre des Jeux des îles de 90 à Madagascar.

Pour en revenir au projet, il faut savoir qu’il a été élaboré dans le but de préparer adéquatement Paris 2024 où la lutte sera présentée dans trois styles. A savoir, féminine, libre et gréco-romaine. En vue de cet événement, une participation est envisagée aux Jeux Olympiques de la Jeunesse prévus au Sénégal « qui représentent une échéance sportive internationale accessible pour l’ensemble des jeunes du pays ». De ce fait, un encadrement technique moderne sera envisagé, de même que la détection et un plan de formation et d’entraînement sur quatre ans. Les différents centres de lutte auront de ce fait un rôle important à jouer, vu qu’en mars de l’année prochaine, elles auront à organiser une rencontre inter-centres qui permettra un premier repérage par le DTN. Les meilleurs éléments seront par la suite en stage le mois suivant, et pendant les mois de juillet et de décembre. La participation aux Jeux de la Francophonie, aux Jeux du Commonwealth, aux championnats d’Afrique et au Tournoi de Noël à l’île de la Réunion devrait ainsi aider les lutteurs retenus à mieux se situer sur l’échiquier international. Cela permettra d’assurer la qualité de la future sélection nationale qui se rendra à Paris, comme indiqué dans le projet.

Un projet qui vise également à répertorier dès maintenant des jeunes au niveau de chaque club et région, d’élargir l’accueil de nouveaux jeunes, d’améliorer la formation des cadres techniques et de proposer sur trois à quatre années uin calendrier de rencontres adapté à chaque niveau d’âge. Le coût global de ce projet tournerait alors autour de Rs 5 millions. De par cette pratique sportive, la FML vise également à protéger les jeunes des fléaux sociaux et à les éduquer à devenir des citoyens responsables. Déjà, l’instance locale a identifié des lutteurs dans les différentes catégories d’âge, et parmi, on retrouve Guyliane Bnadou, Frédéric Marianne et autres Kathousia Pariadhaven qui étaient en action lors des dernières sorties internationales.