Le jeune prodige du sitar, Rishab Rikhiram Sharma, donnera un unique récital le 28 février 2026 au Centre Swami Vivekananda à Pailles dans le cadre de son projet Sitar For Mental Health. Il est arrivé à Maurice ce matin et a été accueilli par Ajay Deora, directeur de Gravity Xero et de Ticketbox.mu. Il a promis de séduire le public avec ses nouvelles compositions.
Ce concert promet une immersion rare et totale dans un univers de paix et de sérénité. Ajay Deora nous a exprimé sa satisfaction face à l’engouement suscité par cet événement unique. « Je suis très surpris par l’intérêt des Mauriciens pour ce concert, car les billets dans les catégories Silver, Bronze et Gradins sont épuisés. Les mélomanes mauriciens connaissent le charisme et l’aura de ce musicien, dernier disciple de Ravi Shankar, qui a donné au sitar ses lettres de noblesse », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette musique apaisante transcende les barrières de races et de religions. Le concert réunira aussi bien des virtuoses que des personnes en quête de bien-être mental. « Ce concert répond à une demande populaire et le public piaffe d’impatience de voir en chair et en os ce musicien hors pair », a-t-il ajouté.
Présenté comme le tout premier concert de sitar à Maurice d’un virtuose alliant classe et élégance, l’événement sera rehaussé par une scénographie soignée, avec des installations lumineuses et des effets graphiques projetés sur des écrans géants pour une expérience immersive.
Rishab Rikhiram Sharma est né au sein de la prestigieuse famille Rikhi Ram, lignée réputée de fabricants d’instruments à cordes à Delhi. Initié au sitar à l’âge de dix ans par son père, Sanjay Sharma, maître luthier, il a fait sa première apparition sur scène en 2011. Cette performance a attiré l’attention du légendaire Pandit Ravi Shankar, qui l’a accepté comme disciple, faisant de lui son plus jeune et dernier élève.
Après le décès du maître, Rishab a poursuivi son apprentissage auprès du Pandit Parimal Sadaphal, tout en bénéficiant des enseignements d’Ustad Amjad Ali Khan, Ustad Rais Khan et Pandit Arun Bharatram.
Le jeune sitariste a accumulé des accomplissements remarquables. Il est notamment le premier sitariste invité à se produire en solo à la Maison-Blanche lors des célébrations de Divali, à l’invitation du président Joe Biden et de la vice-présidente Kamala Harris. Il figure également parmi les rares artistes de sa génération à avoir joué en solo devant 60 000 spectateurs au NRG Stadium de Houston, avec une audience en ligne de plusieurs millions de téléspectateurs. Il a aussi participé au Woodstock 50 Reunion, rendant hommage à la performance iconique de son maître lors du festival de 1969.
En 2024, il a été invité à se produire pour les athlètes indiens lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris, un événement organisé par JSW et le gouvernement indien.
Après ses études au Delhi Public School R.K. Puram, Rishab s’est envolé pour New York à l’âge de 17 ans, où il a poursuivi une double formation en production musicale et en économie au City University of New York, Queens College. Cette immersion dans l’univers musical américain lui a permis de développer un style unique, fusionnant les racines de la musique classique indienne avec des influences contemporaines.
De la Maison-Blanche au festival Burning Man, Rishab a emmené le sitar dans des lieux inattendus. Sa musique navigue entre ragas méditatifs, improvisations énergiques et collaborations expérimentales.
Au-delà de ses performances, Rishab s’est engagé en faveur de la santé mentale. En 2020, il a fondé Sitar For Mental Health, une initiative visant à promouvoir le bien-être mental par la musicothérapie. L’artiste s’est montré ouvert sur ses propres difficultés liées à l’anxiété et à la dépression, convaincu que la musique possède un pouvoir de guérison. Il propose des séances de musicothérapie gratuites en ligne et collabore avec des professionnels de la santé mentale afin de développer une approche globale du bien-être.
Rishab se produit régulièrement en direct sur Instagram et Clubhouse, ses performances atteignant fréquemment des millions de vues. Il a su bâtir une communauté mondiale grâce aux plateformes numériques, rendant la musique classique indienne accessible à un public nouveau et diversifié.

