Kareshma Noursai elle est habitée par le besoin de peindre depuis toute petite et, aujourd’hui, à 27 ans, elle ne manque pas une occasion d’asseoir sa créativité sur un tableau. Son imagination l’aide à s’évader et lui insuffle un élan de créativité qu’il lui est difficile de réprimer. Elle nous parle de cette passion qu’elle veut bientôt pratiquer comme métier à part entière.

Kareshma Noursai est une amoureuse de l’art. Dans sa chambre à Hermitage, qui lui sert d’atelier, des œuvres prennent forme régulièrement. Avec de la peinture acrylique, elle dépeint la nature, qui lui confère sa plus grande inspiration, et imagine des scènes où se mêlent fiction et réalité. «J’aime peindre la mer, l’eau en mouvement. Mon inspiration, c’est la nature… les couleurs de la nature. J’aime répliquer ce que je vois sur des images de la nature tout en créant une histoire autour. L’imagination, n’a pas de limite»

«Être un artiste, c’est comme avoir des ailes.»

Très réservée de nature, Kareshma Noursai se sert des ses pinceaux pour surpasser sa timidité et s’exprimer à sa façon. «Ce que je ne peux exprimer avec les mots, je le fais avec mes toiles. En étant créative, j’arrive d’avantage à m’ouvrir aux autres. J’arrive à dire qui je suis, à transmettre mes émotions aux autres.» Ses yeux aperçoivent la beauté en toute chose. Chaque paysage, chaque objet, chaque aspect de ce monde portent un éclat qu’elle sublime sur la toile. «La beauté est partout, mais le plus important est de savoir l’interpréter. Les artistes ont ce petit quelque chose qui aident les autres à voir la beauté du monde. Ils éveillent nos âmes.»

Pour elle, être artiste est symbole de liberté. Ce qu’elle ressent lorsqu’elle se met à peindre est ineffable. «Être un artiste, c’est comme avoir des ailes.  Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire de l’art. La peinture est devenue un remède, un allié que la vie m’a donnée. Un moyen d’évasion. Prendre un pinceau, le plonger dans un océan de couleurs pour peindre une toile est une belle sensation de liberté. Il n’y a pas de limites. Vous êtes le créateur. Votre imagination est la seule limite. Ça a toujours été ma passion. Il n’y a qu’avec elle que je me sens libre.»

Désir compulsif de vivre de l’art.

En ces moments compliqués avec le confinement, l’art est pour elle un moyen de prendre un bain de positivité. «La peinture me remonte le moral. Elle permet de m’évader et de penser à autre chose.»

Le confinement est d’ailleurs pour Kareshma Noursai une occasion rêvée pour se perfectionner et laisser libre cours à leur imagination. «J’encourage vivement les jeunes à exprimer leur créativité. Si vous avez toujours rêvé de peindre, dessiner, colorier, pourquoi ne pas laisser votre imagination prendre le dessus ? La période est idéale pour se lancer dans l’aventure. Profitez de ce temps pour explorer cette créativité, vous en êtes capables, nous en sommes tous capables.»

En parallèle, la jeune femme a entamé le métier d’enseignant ayant été Supply Teacher en sociologie au SSS Vacoas Boys, Shrimati Indira Gandhi SSS, Seewa Bappoo SSS et Floréal SSS, entre autres. Brûle en elle, cependant, le désir compulsif de vivre de l’art. Un rêve la pousse à la création et à se démarquer. C’est ainsi qu’à travers la communauté We Arts, elle a pu exposer ses travaux dans plusieurs lieux jusqu’ici. «J’ai eu l’occasion de montrer mes travaux grâce à We arts lors d’expositions collectives. C’est une communauté de créatifs basée à Maurice. Ça a commencé par l’expo Street art au restaurant l’Entracte au Caudan Arts centre le 19 décembre 2020. Ensuite j’ai également pu exposer à la galerie du Génie 246 à Port-Louis le 30 janvier 2021 ainsi qu’au Native Lodge à Mahébourg le 6 mars.» Bientôt, elle compte organiser une exposition afin de donner une autre impulsion à son rêve.