Ceux-là n’ont pas agi avec célérité pour juguler l’épanchement. C’est impardonnable ! Rappelons cependant que la moitié de notre population avait opté de s’abstenir de voter. Ceux-ci avaient, en effet, choisi de boycotter les dernières élections générales. Ne cherchez plus la cause de nos malheurs. Ce n’est pas simple d’être Premier ministre.
Un désaveu du système. Le peuple a ras-le-cul des abus pouvoiristes et des lois liberticides… outre l’immobilisme étatique face au naufrage du Wakashio. Ceci, couplé au refus d’accepter ses erreurs. Ne parlons pas de l’arrogance caractérisée ni de l’opacité indigne d’une démocratie.
Dans le sillage du poisseux vaisseau, on n’omettra pas de dénoncer une culture de corruption. N’oublions pas le scandale de la Centrale St Louis, Pack & Blister. Cinq cent millions payés à la va vite… j’en passe et des milliards. Notons, qu’on réclame la démission du gouvernement ; et des élections générales anticipées.
C’est le moment rêvé pour les « leaders de demain » de faire leur entrée en scène et de pratiquer une politique solidaire. Avec des débats d’idées constructives, en prise aux réalités et besoins du Mauricien. Ajoutons à la liste de nos griefs : le boycotte de deux medias dans des conférences de presse nationales du gouvernement. Aussi avons-nous vu des citoyens interpellés manu militari pour des post FB qui ‘annoy’.
La BBC enlevée temporairement du bouquet MyT car d’aucuns n’auraient pas eu une journaliste complaisante en face ? Poursuivons la liste avec l’injustice sociale (maisons bulldozées en plein confinement Covid19) et autres problèmes de mal administration liés au petit copinage.
Allons au fond des choses. C’est quelqu’un qui m’a dit que le drame est enfoui dans notre système électoral de 1st pass the post. Il faudrait aussi penser à cela. Bien bon. On fait quoi maintenant ?
Dans la présente conjoncture, il importerait de maintenir la pression citoyenne, au moins pour que ces honorables membres nous respectent. Aussi, nous devrions essayer de faire qu’un jour un gouvernement change ce fichu système communautariste. Et surtout, que les mentalités évoluent.
Il faudrait maintenir la pression citoyenne et exprimer ouvertement les griefs. Il se murmure sur internet un sentiment désabusé : « I love my country – I’m ashamed of its people which consistently elects incompetents based on their cast and religion ». C’est presque toujours face à un ennemi commun que le Mauricien se solidarise au-delà des clivages. Nous sommes unis par la Terre, le même ciel et la même mer. Nous sommes les enfants naturels de ce pays.
Finn ariv ler pou nou pran kont nou destine. Nous louvoyerons longtemps sur une mer d’huile, dans le sillage d’une crise économique post-Covid. Nous devrons nous réinventer pour nous dépêtrer de ce bourbier. Il nous faudra faire avec une mer polluée et aviser en conséquence : détaxer le Made in Moris serait une des mesures à prendre pour sauver le pays.