REVOLT : Le thrash metal se rebelle

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Le groupe de rock mauricien Revolt enchaîne les apparitions scéniques en ce moment. Régulièrement en concert sur différentes plateformes, le trio prend du galon et prépare activement son premier album qui devrait sortir l’année prochaine. Ses membres seront en concert, le 7 novembre au Spice Hub à Orchard Centre à Quatre-Bornes où ils dévoileront leur premier clip, Freedom.

La musique de Revolt plaît beaucoup. Un son rapide, de gros riffs et des hurlements qui créent des émotions différentes. Dans le thrash metal qu’ils proposent, ils rajoutent une touche locale qui confère une certaine originalité à ses compositions. En son sein, trois rockeurs notoires à savoir Dev Woodit à la guitare et au chant, Irving Vamben à la basse et Steeven Pumbien à la batterie qui évoluent ensemble depuis 2017.

Se rebeller.

Selon Steeven Pumbien, le nom du groupe est en lien directe avec la musique qu’il produit. “Nous faisons du thrash metal, un peu comme les groupes tels que Sepultura, Machine Head ou Gojira. Des choses un peu tribal.” Cela se traduit dans le message véhiculé également. “Ne pas subir, ne pas rester silencieux quand tu es victime d’injustice, il faut se rebeller.

Chacun des membres faisait partie d’autres groupes auparavant. Les concerts les ont fait se rencontrer et, à partir de là, des amitiés se sont créées. Très vite, les affinités sont devenues indéniables et un rapprochement inévitable. C’est ainsi que Revolt s’est formé il y a une dizaine d’années sous l’appellation Breed Apart. Au fur et à mesure que des uns sont partis et que d’autres sont venus, le groupe a changé de nom. “C’était surtout pour éviter des problèmes de copyright”, confie le batteur.

 

Album en vue.

Très actif depuis quelque temps sur de nombreuses scènes rock, Revolt voit large. “Nous avons à coeur de promouvoir notre musique. Nous créons nos propres compositions, nous en avons déjà 8 qui figureront sur notre premier album qui devrait sortir l’année prochaine.” D’autres compositions sont en cours et devraient rejoindre la liste.
En attendant l’album, Revolt donnera un aperçu de son univers avec le lancement du clip Freedom. Il s’agit d’une vidéo faite pour accompagner leur morceau et qu’ils ont pu réaliser grâce au soutien de Blue Marlin.

Motivation.

Le clip sera dévoilé online le 7 novembre pendant le concert de Revolt au Spice Hub à Orchard Centre à Quatre-Bornes. Les portes s’ouvriront à 19h30 et le public pourra s’adonner à quelques activités avant que la scène ne délivre sa musique. Pour la partie musicale, Bunker Rats assurera la première partie avant que Revolt ne prenne la relève. Un frais d’entrée de Rs 150 sera demandé à la porte. “C’est un concert que nous organisons nous-même, le prix d’entrée a pour unique but de couvrir les coûts associés à la soirée.
La motivation de Revolt de poursuivre son cheminement surpasse les obstacles. “Même s’il n’y a pas une audience large pour le rock, nous avons à Maurice un marché niche qui demeure intéressant. Nous ne pouvons pas nous endormir sur nos lauriers. Zafer la deza demi mornou pa anvi li al mor. Même si tu n’as pas un fog, la lueur d’une bougie est toujours mieux que rien.

Solidarité.

Le groupe est aussi convaincu de pouvoir faire voyager sa musique vers d’autres cieux. “Grâce aux réseaux sociaux, nous pouvons être vus partout. Nous avons déjà des ouvertures à l’étranger, les gens nous confient être intéressés par notre musique. Nous devions d’ailleurs participer à la soirée Nuit de Kal à La Réunion cette année, mais la Covid-19 a chamboulé nos plans. Le groupe est assez populaire ailleurs, nous avons fait des t-shirts et reçu beaucoup des commandes notamment de l’Angleterre. C’est très encourageant.

Steeven Pumbien tient cependant à souligner la communauté rock locale est très solidaire. “Ceux qui écoutent du rock, n’ont pas beaucoup d’endroits où aller. Ce que j’aime, c’est qu’il est fidèle. Contrairement aux autres styles de musique, le public se déplace en fonction du groupe qui joue. Par exemple, ce sont les fans d’OSB principalement qui iront les voir. Par contre, le public rock se déplace pour un concert rock même si lui préfère un autre style de rock que le nôtre. Il en est de même pour ceux qui jouent cette musique, il y a une grosse solidarité. Nous-même, allons régulièrement aux concerts de rock d’autres styles. Nous nous soutenons entre nous. Nous devons travailler main dans la main pour que le rock local demeure vivant.