Le directeur général par intérim, Anooj Ramsurrun, au centre d’une nouvelle polémique avec pas moins de trois clans s’affrontant à la MBC

La gestion de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) par le directeur général par intérim, Anooj Ramsurrun, est une nouvelle fois sous les feux des projecteurs, avec l’enquête initiée par l’ICAC, découlant des dénonciations faites à son encontre ainsi que d’autres cadres dans la haute hiérarchie de la station de radio-télévision nationale. D’ailleurs, en fin de semaine dernière, certains à la MBC faisaient état de « manœuvres internes pour effacer les Damning Evidences », qui devraient compromettre la position du protégé de Lakwizinn du Prime Minister’s Office, régnant en maître aux Headquarters de la MBC, à Moka.
L’on avance dans les milieux informés de la MBC que le clan aurait pour mission de « brouiller toutes les pistes » que les enquêteurs de l’ICAC pourraient privilégier dans le cadre de cette enquête, dont certains “Assignment Sheets” des équipes de tournage de la MBC, qui seraient compromettants dans le cadre des allégations versées au dossier contre Anooj Ramsurrun. Selon les informations obtenues de sources concordantes, des documents, qui seraient liés à la couverture de certains événements qui font l’objet d’enquêtes de la commission anticorruption et qui confirmeraient des instructions données pour couvrir des événements de portée commerciale, seraient « en train d’être détruits ou encore enlevés » du “logging system”.
L’ICAC, qui s’est déjà rendue dans les locaux de la MBC, a en effet reçu des lettres anonymes alléguant, dans un premier temps, des maldonnes en relation avec l’acquisition de cars de reportage au coût de Rs 90 millions dans le cadre des Jeux des îles et qui auraient été ensuite utilisées pour la visite du pape François en septembre dernier et aussi pour les législatives de novembre 2019. L’on reproche également à Anooj Ramsurrun d’avoir accordé des publicités gratuites à une compagnie de tour-opérateur contre des « faveurs personnelles » qui aurait permis, de financer des voyages à l’étranger de proches. Il est aussi allégué que le directeur général p.i aurait « gratuitement fait passer des publicités d’une clinique privée et qu’en retour, il aurait bénéficié de séjours gratuits dans des hôtels appartenant au propriétaire de ceux-ci ». Des recrutements de journalistes sous l’ère Ramsurrun à la MBC sont également visés.
Dans la conjoncture, deux vidéos circulent sur le net depuis samedi démontrant des hostilités entre Anooj Ramsurrun et un autre haut cadre de la MBC. Les images qui remontent à mai 2018 mettent en relief une violente altercation entre le patron de la MBC et le réalisateur Shyam Persand. Ces images de vidéo surveillance font surface alors que la pression s’accentue sur le protégé de Lakwizinn.
Affaire à suivre…