(FILES) In this file photo taken on December 15, 2014 Saudi journalist Jamal Khashoggi attends a press conference in the Bahraini capital Manama. - The sons of murdered Saudi journalist Jamal Khashoggi said Friday that they "forgive" the killers of their father. "We the sons of martyr Jamal Khashoggi announce we forgive and pardon those who killed our father," the Washington Post columnist's son Salah Khashoggi said on Twitter. (Photo by MOHAMMED AL-SHAIKH / AFP)

IstanbulTurquie | AFP | lundi 28/09/2020 – 13:44 UTC+4 | 401 mots

Le parquet d’Istanbul a inculpé lundi six nouveaux Saoudiens soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre du journaliste dissident Jamal Khashoggi en Turquie en 2018, selon les médias turcs.

Le parquet réclame une peine de prison à vie pour deux des suspects inculpés et cinq ans pour les quatre autres pour leur rôle dans l’assassinat et le démembrement de Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre 2018, ont précisé les médias.

Les six Saoudiens, inculpés à quelques jours du 2ème anniversaire de l’assassinat, ne se trouvent pas en Turquie et devraient être jugés par contumace.

Un tribunal d’Istanbul a commencé le 3 juillet à juger par contumace 20 autres Saoudiens, dont deux proches du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, inculpés par les autorités turques pour leur rôle présumé dans le meurtre.

Parmi ces 20 accusés, deux sont identifiés par les enquêteurs turcs comme les commanditaires: un ex-conseiller du prince héritier saoudien, Saoud al-Qahtani, et un ancien numéro deux du Renseignement, le général Ahmed al-Assiri.

Khashoggi, un collaborateur du Washington Post et critique du régime saoudien après en avoir été proche, a été assassiné et son corps découpé en morceaux en octobre 2018 dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul où il s’était rendu pour récupérer un document.

Il était âgé de 59 ans au moment de sa mort. Ses restes n’ont jamais été retrouvés.

Ce meurtre a plongé l’Arabie Saoudite dans l’une de ses pires crises diplomatiques et terni l’image du prince héritier Mohammed ben Salmane, dit « MBS », désigné par des responsables turcs et américains comme le commanditaire du meurtre.

Après avoir nié l’assassinat, puis avancé plusieurs versions des faits, Ryad a affirmé qu’il avait été commis par des agents saoudiens agissant seuls sans avoir reçu d’ordre de leurs supérieurs.

A l’issue d’un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort en décembre et trois autres à des peines de prison pour l’assassinat, sur un total de 11 personnes inculpées.

Aucune accusation n’a été retenue contre M. Qahtani et M. Assiri a été acquitté.

Mais un tribunal de Ryad a annulé début septembre dans son verdict final les peines capitales prononcées et condamné cinq prévenus à 20 ans de prison et trois autres à des peines allant de 7 à 10 ans.

Ce verdict est intervenu après que les fils de Jamal Khashoggi ont annoncé en mai accorder leur pardon à ses tueurs.

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