La partie avant du MV Wakashio, vraquier échoué qui s’est scindé en deux samedi, a été dégagé des récifs de Pointe d’Esny durant la nuit de mardi à ce mercredi 19 août.

« La partie avant a reflotté à 00h30 pile », relate le directeur des affaires maritimes, Alain Donat, contacté dans la matinée.

Des éléments de la National Coast Guard indiquent à lemauricien.com que deux remorqueurs – le Boka Expedition et le Boka Summit – ont tiré la partie avant du vraquier à environ « 8.5 milles nautiques des côtes ». Elle devrait être sabordée à « environ 14 milles nautiques » de l’île.

Toutefois, des ordres sont toujours attendus en ce sens. A ce matin, les remorqueurs étaient de fait « en stand-by à 8.5 milles nautiques », avisent les autorités.

Craintes.

A noter que la France avait émis des réserves quant au scénario de sabordage, et ce, dû au risque de déversement de résidus de fioul dans les eaux. Ce qui pourrait représenté une menace pour l’écosystème de l’île de la Réunion.

D’autres craintes ont été exprimées par des experts qui soutiennent que le lieu prescrit pour le sabordage est traversé par des bancs de baleines.

En déplacement à Maurice dimanche, le ministre des Outre-mer français, Sébastien Lecornu, avait annoncé la venue de trois experts français dans l’île. Il avait également plaidé pour une prise de décision réfléchie au vu des différents scénarios qui se présentent aux autorités.

S’agissant de la partie arrière du vraquier, celle-ci se trouve toujours sur les récifs de Pointe d’Esny.

Dimanche, Eco Sud a averti des risques de nouveau déversement de fioul dans les eaux mauriciennes, la poupe du bateau (à l’arrière) transportant quelque 30 mètres cubes de produits pétroliers.

« Le worst-case scenario serait que les 30 mètres cubes se déversent au même moment », a prévenu l’ONG.