L’exercice de sabordage de la partie avant du MV Wakashio, vraquier échoué sur les récifs de Pointe d’Esny, a déjà commencé. Ce matin, la partie avant a été remorquée à 22 kilomètres des côtes, indique un porte-parole du comité national de crise.

A savoir que le comité a validé ce mercredi les recommandations du comité technique en ce qui concerne le lieu de sabordage. Les avis des experts et des différentes ONG faisant partie du comité de crise ont été considérés, y compris ceux des observateurs des mammifères marins et de la conservation de la faune marine, nous indique-t-on.

Le comité national de crise soutient que les conditions dans lesquelles l’exercice de sabordage aura lieu ne « causeront aucune pollution en mer » ni interférence avec la route maritime. Le moment approprié pour cet exercice sera décidé par le Chief Salvage Master en fonction de l’état de la mer.

Selon les autorités, le lieu et les conditions de sabordage sont « conformes à l’avis des experts français » présents à Maurice. L’huile de graissage restante dans la partie arrière du Wakashio, toujours drossée sur le récif, sera pompée du navire par les Salvage Masters de SMIT vendredi.

A noter que Brand Marine Consultants a été désigné par le P&I Club pour mener un appel d’offres international en vue de la désignation d’un entrepreneur chargé de dégager la partie arrière du MV Wakashio des récifs.

Par ailleurs, une équipe d’experts locaux et internationaux a été mise en place pour réaliser une étude sur l’impact à long terme de cet échouement sur les récifs, ainsi qu’une évaluation des incidences environnementales et socio-économiques.