À hier après-midi, l’opération post-marée noire dans le sud-est a vu le ramassage de 1 122 tonnes de “liquid waste” et de 792 tonnes de déchets contaminés en mer et sur le rivage

Hier après-midi, à 15h30, la première partie du sabordage du MV Wakashio, vraquier de 300 mètres de long et de 50 mètres de large, battant pavillon panaméen, a été complétée au large de la côte est de Maurice. En effet, un communiqué émis par le National Oil Spill Coordinating Committee indique que la proue du vraquier japonais n’est plus visible à la surface de l’océan, sans donner de précisions quant aux coordonnées de cette opération.
La seule indication est que cette partie de l’épave devra se retrouver à quelque 3 180 mètres de profondeur dans l’océan Indien. En parallèle, l’étape de nettoyage post-marée noire dans la région du sud-est amorce depuis le début de cette semaine une nouvelle étape.

Cette opération de sabordage avait été engagée depuis mercredi dernier avec l’avant du vraquier tiré par deux remorqueurs pour être disposé en plein océan. Face à l’opposition exprimée, la partie mauricienne a soutenu que ce plan avait été avalisé par des experts étrangers et locaux en la matière, dont les trois spécialistes dépêchés par la France à cette occasion… D’autre part, depuis le début de la semaine, l’opération du pompage de fioul sur la partie du MV Wakashio, encore drossée sur les récifs de Pointe-d’Esny, a été complétée, réduisant du même coup les risques d’une seconde vague de pollution marine. « There is no more diesel oil on the aft (back) section of the casualty. A considerable amount of pollutants and other floating items have been further removed and this exercise is ongoing », note officiellement le communiqué.

Avec un exercice d’appel d’offres en cours, la poupe du vraquier, représentant quelque 8 000 tonnes de ferraille, devra être découpée et démantelée. Le National Oil Spill Coordinating Committee a imposé aux Salvage Masters un délai jusqu’au 1er novembre, soit avant la prochaine saison cyclonique, pour achever cette partie de la “salvage operation”.
Après l’effort initial de nettoyage du lagon et du rivage, porté principalement par des volontaires, les assureurs du MV Wakashio ont désigné deux sociétés, Le Floch Depollution et Polyeco SA, pour prendre en charge cette remise en ordre de l’environnement marin. Le comité de coordination note que l’enlèvement des “booms” artisanales, placées dans le lagon pour éviter une nette détérioration de la marée noire, se fait actuellement à un rythme accéléré avec le déploiement d’une dizaine d’embarcations et d’une quarantaine de pêcheurs additionnels.

D’autre part, des “absorbent booms” sur un kilomètre ont été installées au Mahébourg Waterfront avec le nettoyage du rivage se poursuivant. « The strategy for redeployment of booms is still under consideration with the consultation of local stakeholders and foreign experts », fait-on comprendre officiellement.

La Solid Waste Manangement Division du ministère de l’Environnement a élaboré un calendrier de travail en collaboration avec l’International Tanker Owners Pollution Federation, un organisme offrant des conseils en matière d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures. Le plan d’action pour le nettoyage de la zone sinistrée au sud-est de Maurice comprend deux clusters avec une démarcation géographique sous la responsabilité de Le Floch et de Polyeco.

À hier après-midi, 1 122 tonnes de “liquid waste” et 792 tonnes de déchets contaminés avaient été enlevées. Le communiqué du National Oil Spill Coordination Committee, qui fait également état des analyses quotidiennes de la qualité de l’air, note ceci : « Test results have not revealed any Volatile Organic Compound (VOC) or petroleum odour at five schools and three residential areas. However, mild petroleum odour has been observed at Mahebourg Waterfront. » Et d’ajouter : « The analysis of sea water for oil and grease contents on the shoreline at 27 sites has shown no abnormality except at two sites, namely, Grand River South East (pH content) and Grand Port (oil and grease content). »