Distanciation sociale et respect du nombre de nageurs par couloir sont de rigueur à Côte d’Or

Une vingtaine de nageurs élites mauriciens ont repris l’entraînement lundi à la piscine de Côte d’Or. Cela fait plus de trois mois que les nageurs devaient se contenter des entraînements à sec uniquement. Ainsi, la première séance dans l’eau s’est déroulée un peu à tâtons, mais en respectant les mesures de précautions sanitaires établies par le ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (MAJSL) et Mauritius Multisports Infrastructure Ltd. (MMIL).

Les séances d’entraînement ne seront donc réservées qu’aux élites pour l’instant, de 15h à 17h, sous la férule de l’entraîneur national, Idriss Sufraz, ainsi que des autres entraîneurs des clubs nationaux.

Matthieu Marquet a vite retrouvé les sensations de l’eau

Cela fait du bien de se retrouver après tout ce temps au bord de la piscine avec les nageurs et les entraîneurs, selon Idriss Sufraz. Les premiers objectifs seront pour les nageurs de retrouver leurs sensations après autant de temps sans avoir nagé et de reprendre goût à la piscine. « C’est toute une réadaptation qu’il faudra faire. Malgré le fait que ce soit des nageurs élites, trois mois passés sans nager c’est énorme pour les nageurs de compétition. Quoi qu’il en soit, il faut bien recommencer quelque part. Nous ne voulons pas précipiter les choses », laisse entendre Idriss Sufraz. Les mesures prises par le MAJSL en consultation avec MMIL en termes de distanciation sociale sont le respect du nombre de deux nageurs par couloir uniquement, et les nageurs ne rentrent pas tous en même temps sur le site d’entraînement. Les nageurs n’ont pas accès aux espaces communs tels que les vestiaires, sauf pour les toilettes, mais seulement une personne à la fois.

« Il y a eu quelques complications bien évidemment, car c’était le premier jour et il faudra que nous nous habituions à nous entraîner de cette façon. Par exemple, même s’il est possible de respecter deux personnes par couloir, nous devons le faire en alternance. Ils ne nagent pas au même moment. C’est un peu comme un relais », soutient Idriss Sufraz. Une prise de température est effectuée sur les nageurs dès leur arrivée et ils doivent tous se désinfecter les mains avec du gel hydroalcoolique mis à leur disposition. En termes de performances et de chrono, Idriss Sufraz soutient que ce type d’objectifs attendra un peu avant d’être établi. En effet, la rentrée des classes est prévue le 1er juillet et il faudra revoir surtout un nouveau plan d’action pour les nageurs en fonction des études. De plus, il y aura les autres catégories de nageurs qui reprendront les entraînements à la piscine dans pas longtemps également. Selon Idris Sufraz, il faudra d’abord organiser tout cela.

Enfin, en ce qui concerne l’infrastructure, malgré tous les atouts qu’offre cette belle piscine olympique, le froid en cette période hivernale est un tout autre défi auquel les nageurs doivent faire face. Nous nous rappelons tous à quel point les nageurs des différentes îles s’en sont plaints lors des Jeux des îles de l’océan Indien 2019. À cela, Idriss Sufraz tient à rappeler que les nageurs qui s’entraînent actuellement sont ceux qui doivent s’adapter à différentes situations, car ils sont des nageurs de compétition. Il y a un gros travail d’échauffement qui se fait en dehors de la piscine avant de se jeter à l’eau.

« La piscine est chauffée et l’eau faisait à peu près 25°C à 26°C aujourd’hui. Il est vrai cependant que le froid est l’ennemi des nageurs et il est présent à Côte d’Or, d’autant plus en raison du vent près de la piscine. Les nageurs savent toutefois comment accélérer leur rythme cardiaque par exemple pour contrecarrer cet aspect dans la mesure du possible. Ce sont des nageurs élites et des compétiteurs, ils connaissent ces techniques », conclut Idriss Sufraz. Pour ce premier jour, le président de la Fédération mauricienne de natation (FMN), Harold Lai, était sur place et a rencontré les nageurs et les entraîneurs présents.