Tug Sir Gaetan
Le Tug SIr Gaetan (à dr), lors des opérations du renflouement du MV Wakashio à Pointe d'Esny

Moins de 20 personnes ont signifié leur intention de déposer devant les deux Courts of Investigation mises sur pied pour faire la lumière sur les naufrages du MV Wakashio et du Sir Gaëtan. Après la date butoir du 16 octobre pour la communication d’informations et d’intentions de témoigner, le secrétariat des deux cours d’investigation a été principalement contacté par des habitants des régions affectées par ces naufrages ainsi que des pêcheurs. Par ailleurs, le début des audiences pourrait être retardé en raison des élections villageoises, qui se tiendront en novembre.

Les deux Courts of Investigation ont été mises sur pied à la requête du gouvernement, soit pour faire la lumière sur le naufrage du vraquier MV Wakashio ainsi que celui du “tug” Sir Gaëtan, qui est entré en collision avec la barge L’Ami Constant au large de Poudre-d’Or. On apprend que le leader de l’opposition, Arvin Boolell, a bien contacté le secrétariat de la Court of Investigation sur le naufrage du MV Wakashio pour faire office de témoin. Bruneau Laurette a lui aussi signalé son intention de venir déposer.

Le secrétariat se retrouve toutefois avec moins de 20 personnes qui se sont manifestées pour fournir des informations. Mis à part le leader de l’opposition et l’activiste Bruneau Laurette, aucune personnalité politique, que ce soit de l’opposition ou du gouvernement, n’a fait part de son intention de témoigner. Seuls ont répondu à l’appel des capitaines de bateau, des habitants affectés par ces naufrages ou encore des associations de pêcheurs.
On nous a par ailleurs fait comprendre que les audiences pourraient ne pas débuter de sitôt, soit début novembre, comme souhaité. La raison serait l’annonce des élections villageoises, soit avec le Nomination Day, qui aura lieu le 31 octobre, et les élections du 22 novembre. La raison serait que de nombreux State Law Officer seront pris dans ses élections et que leurs services pourraient être retenus par des institutions gouvernementales si les Courts of Investigation jugent bon de les convoquer.

Une liste aurait été dressée par le secrétariat sur les personnes ou institutions qui pourraient être appelées à déposer dans ces Courts of investigation. La Court of Investigation pour déterminer les circonstances qui ont mené au naufrage du vraquier MV Wakashio sur la côte de Pointe-d’Esny le 25 juillet dernier, causant un déversement d’hydrocarbure dans le lagon et détruisant l’écosystème marin, sera ainsi présidée par l’ancien juge Abdurrafeek Hamuth, qui aura comme assesseurs Jean Mario Geneviève, Marine Engineer et Marine Surveyor, ainsi que Johnny Lam Kai Leung, Marine Surveyor.
Ils auront pour tâche d’enquêter sur les circonstances ayant mené à l’échouement du vraquier et à la rupture de la coque. Le président et ses assesseurs devront par ailleurs déterminer si les pratiques et procédures pour le “tracking” et la surveillance des navires pénétrant dans nos eaux territoriales ont été suivies, ou encore analyser l’étendue des dégâts causés par le vraquier, qui a causé une marée noire dans le lagon du sud-est, et les dommages causés à l’environnement côtier et la vie marine, en sus de la réaction des autorités face à ce naufrage.

Les auditions seront ouvertes au public, mais l’accès sera limité en raison des protocoles sanitaires dus à la COVID-19. Ceux qui souhaitent être entendus à huis clos pourront néanmoins le faire en faisant part de leur requête auprès du secrétariat.

La Court of Investigation sur le drame du naufrage du Sir Gaëtan, ayant fait trois morts et un disparu, en l’occurrence le capitaine Moswadeck Bheenick, sera, elle, présidée par l’ex-juge Gerard Angoh, avec comme assesseurs le capitaine Mahendra Babooa, Master Mariner, et Iran Mohamad Dowlut, Marine Engineer. Ils auront pour responsabilité de faire la lumière sur les circonstances entourant la collision entre le remorqueur Sir Gaëtan et la barge L’Ami Constant au large de Poudre-d’Or le 31 août 2020. Cette Court of Investigation devra aussi situer les responsabilités sur les actes ayant mené à ce drame en mer.