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La décision du ministère du Transport d’autoriser Metro Express à avoir recours à son propre service de navettes pour desservir cinq régions, soit Candos/Kennedy, Bassin, Palma, le vieux Quatre-Bornes et Sodnac pour l’entrée en vigueur de la deuxième phase du métro (Rose-Hill-Quatre-Bornes), n’est pas vue d’un bon oeil par les travailleurs du transport.

Ils soulignent qu’onn peut avoir recours à des vans privés de 15 places pour être utilisés comme “feeder service” pour le métro mettra en péril leur emploi car « cela entraînera une baisse dans le nombre de passagers ». Face à ces grincements de dents, l’idée de former un front commun des syndicats du transport public est lancée actuellement par l’Association des travailleurs transport (ATT) et l’Union of Bus Industry Workers (UBIW).

« Si on n’obtient pas satisfaction, nous n’aurons pas avoir d’autre choix que des descendre la rue »,  a prévenu Gessika Frivet, secrétaire de l’ATT. « Ce service de navette va représenter un manque à gagner terrible pour les employés de l’United Bus Servuce avec la troisieme phase du métro reliant Port-Louis a Curepipe », a-t-elle souligné.

Pour Alan Kistnen, secrétaire de l’Union of Bus Industry Workers, le ministre du Transport, Alan Ganoo, a pris les travailleurs du transport à contre-pied lorsqu’il est venu annoncer qu’un “shuttle service” sera appelé à desservir cinq régions pour amener des passagers jusqu’au métro.

« Nous pensons qu’une telle décision aura des repercussions sur l’emploi car les autobus seront moins sollicités dans les endroits. Nous ne comprenons pas pourquoi le ministre Ganoo s’obstine à fragiliser l’emploi dans ce secteur. Il aurait pu, par exemple, demande aux compagnie d’autobus d’effectuer le feeder service pour la deuxième phase du métro. Sa décision n’est pas normale », a déclaré le secrétaire  de l’UBIW. Il devait souligner que le syndicat est ouvert au dialogue et qu’une rencontre « plus qu’urgente avec le ministre du Transport s’impose ». Il devait aussi souligner que l’UBIW mènera un combat contre ce service de navette dans sa forme actuelle.

« J’invite d’autres syndicats du transport à se joindre à nous pour mener à bien ce combat car nous savons aussi que l’emploi des travailleurs de Rose-Hill Transport sera également ménacé », a-t-indiqué.

Selon les syndicalistes, le gouvernement a souligné qu’il accorde priorité aux travailleurs des compagnies d’autobus pour assurer le service de navette pour le Métro Express. « Maintenant, le gouvernement vient de changer la donne avec la mise en opération prochaine des vans privés de 15 places pour “vine ras nu pie diri” », observe Gessika Frivet. Elle se dit d’accord avec l’appel lancé par l’UBIW pour « former un front commun » et demander au ministère du Transport d’ouvrir les négociations au plus vite avec les sundicats du transport. Elle a aussi dit qu’elle solliciter l’aide des travailleurs de la Compagnie nationale de transport car leur emploi deviendra précaire sur le trajet Rose-Hill-Quatre Bornes.