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Trente nouveaux recteurs sur les 37 interviewés ont été nommés par le ministère de l’Éducation. La sélection a été faite par la Public Service Commission (PSC), qui a notamment réalisé les entretiens.

Or, des mécontentements se font déjà entendre. Vikash Ramdonee, secrétaire de l’United Deputy Rectors and Rectors Union (UDRRU), quoique titularisé au poste de recteur du Collège Royal de Curepipe, déplore la manière dont s’est déroulé cet exercice. Il est d’avis que la PSC a causé un gros impair à l’encontre des recteurs en plaçant un ex-enseignant de Medco sur le panel.

Après beaucoup de critiques, Vikash Ramdonee a été confirmé au poste de recteur du Collège Royal de Curepipe. Jusqu’ici, il était Acting Rector. Pourtant, il n’est pas content. Et c’est contre la PSC qu’il est tout remonté. « En tant que secrétaire de l’UDRRU, je ne suis pas d’accord avec le fait qu’il y avait sur le panel, un ex-enseignant de Medco qui a procédé à l’interview des aspirants recteurs. Je pense que c’est un gros impair, d’autant que la personne ne connaît pas le système des collèges d’État. »

Cette situation, ajoute Vikash Ramdonee a peut-être porté préjudice à certains candidats. « D’autant plus qu’il y a deux ans, la liste des nouvelles recrues comme Management Support Officers avait dû être revue par la PSC car il y avait eu un manque de transparence dans l’attribution des points à certains candidats. Je n’ai rien contre la PSC, mais je demande  qu’il y ait des personnes appropriées pour les postes appropriés. »

Selon lui, il est dommage que certains aient été laissés sur la touche, alors qu’ils ont assuré la suppléance pendant trois à quatre ans sans reproche. « Cette méconnaissance du système a causé beaucoup de torts à nos collègues. Nous ne pouvons tolérer ce genre de choses dans l’éducation. Nous attirons l’attention afin que les mêmes erreurs ne se répètent pas au prochain exercice. J’espère qu’il y aura d’autres nominations très rapidement afin de faire justice à ceux qui ont été pénalisés», poursuit-il.

Avec la nomination de ces 30 nouveaux recteurs, une réorganisation s’impose dans certains collèges. La majorité de ceux nommés sont toutefois restés dans leurs établissements respectifs.