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Le Mauritius Trade Union Congress (MTUC) est monté au créneau pour dénoncer la situation au sein de certaines organisations en raison des ingérences politiques. La situation à la Wastewater Management Authority (WMA), au Mauritius Council of Social Services (MACOSS) ainsi qu’au sein des conseils de district et municipalités ont été citées en exemple. Le syndicat réitère sa demande pour la mise sur pied d’une Parastatal Body Service Commission et souhaite que les partis politiques nationaux « ne se mêlent pas » des prochaines élections villageoises et municipales.

Dewan Quedou, président du MTUC, qui représente la Wastewater Management Authority Employees Union, salue avant tout le départ de Suleiman Hansrod de la présidence de la WMA. Selon lui, ce proche de l’ancien ministre Ivan Collendavelloo, « avait des relations difficiles avec le personnel » et « au cours de son mandat, 16 personnes ont été suspendues et quatre professionnels licenciés ». Il félicite ainsi le nouveau ministre des Utilités publiques d’avoir eu « le courage » de procéder à ce changement. Dans la foulée, il réclame la réintégration des « long serving engineers » à leurs postes.

Le syndicat souhaite aussi qu’une Direction générale soit nommée à la tête de la WMA afin que le travail puisse se faire normalement. « Autrement, on est comme un bateau sans capitaine. » Dans la foulée, Dewan Quedou dénonce les « ingérences politiques » dans les corps para-étatiques. « On sait tous que les partis politiques se servent des corps parapublics pour placer leurs partisans. D’où notre requête pour la mise sur pied d’une Parastatal Body Service Commission. »

Dewan Quedou va plus loin et souhaite que les partis nationaux « ne se mêlent pas » des élections villageoises et municipales. « Il faut donner la liberté aux citoyens de s’organiser et de choisir leurs représentants. Les partis politiques ne doivent pas venir dicter qui doit être président de conseil de district, par exemple. » Ce dernier évoque également les conflits au Mauritius Council of Social Services. « Une fois de plus, nous en sommes arrivés là à cause des ingérences politiques. Laissez les Ong gérer leurs affaires. Aujourd’hui, la dictature s’est installée au MACOSS. Une centaine d’Ong ont été expulsées et ne pourront voter pour les prochaines élections. »

Par ailleurs, Dewan Quedou dit avoir eu des rencontres avec les ministres Sudhir Maudhoo et Soodesh Callichurn concernant, d’une part, les marins et, d’autre part, les employés du MITD. « Nous avons expliqué au ministre Sudhir Maudhoo quelles sont les difficultés auxquelles les marins doivent faire face. Il a suggéré des formations à la Maritime Academy pour leur permettre d’avoir des débouchés. » Concernant les employés du Mauritius Institute of Training and Development (MITD), il ajoute que le ministre Callichurn s’occupera du dossier, notamment en ce qui concerne les conditions de travail.