(Photo by Christophe ARCHAMBAULT / AFP)

L’entreprise de biotechnologie américaine Novavax a réalisé de premiers essais sur des animaux d’un vaccin unique combinant ceux qu’elle développe séparément contre la grippe et le Covid-19, avec de premiers résultats positifs, a-t-elle annoncé lundi.

Le vaccin contre la grippe de Novavax (nommé NanoFlu), ainsi que son remède contre le Covid-19 (NVX-CoV2373), ne sont pas encore autorisés dans le monde, mais ont tous deux été étudiés séparément dans des essais cliniques de phase 3, c’est-à-dire sur des milliers d’humains.

L’entreprise a cette fois administré un vaccin contenant les deux produits, à des furets et des hamsters.

Celui-ci « a suscité des réponses solides contre à la fois la grippe A et B et une protection contre le SARS-CoV-2 », le virus provoquant la maladie Covid-19, a déclaré Novavax dans un communiqué.

Chez les furets, les niveaux d’anticorps contre les deux maladies étaient comparables par rapport à ceux suscités par les vaccins administrés individuellement.

Les hamsters ayant été délibérément exposés au virus SARS-CoV-2 ont quant à eux gardé le même poids par rapport à ceux non vaccinés, et « un examen de la charge virale dans les voies respiratoires supérieures et inférieures a montré que peu, voire pas, de virus était détecté quatre jours après l’infection ».

L’entreprise prévoit de commencer les tests sur des humains, d’abord en très petit nombre, « d’ici la fin de l’année », a-t-elle précisé.

« Nous pensons que ce nouveau vaccin candidat issu d’une combinaison (…) pourrait être un futur outil important dans la lutte de long terme contre ces deux virus respiratoires », a déclaré Gregory Glenn, en charge de la recherche et du développement chez Novavax.

Novavax a annoncé vouloir déposer une demande d’autorisation en urgence de son vaccin contre le Covid-19 au Royaume-Uni « au deuxième trimestre 2021 », ainsi que peu après aux Etats-Unis.

Ce remède utilise une technologie différente de celles employées pour les vaccins déjà largement autorisés dans le monde. C’est un vaccin dit « sous-unitaire », à base de protéines qui déclenchent une réponse immunitaire, sans virus.

En mars, l’entreprise a déclaré que son vaccin était efficace à 89,7% contre les formes symptomatiques de la maladie, selon des essais cliniques menés au Royaume-Uni sur plus de 15.000 personnes de 18 ans et plus.