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Un communiqué émis vendredi après-midi par le ministère de l’Égalité des genres autorise 16 crèches à travers l’île à rouvrir leurs portes à partir de ce lundi. Le ministère indique que ces crèches ont déjà été inspectées par ses officiers et qu’elles sont conformes aux normes sanitaires. Mais cette décision suscite l’incompréhension de plusieurs responsables d’établissements, qui soutiennent que leur personnel a déjà reçu la deuxième dose de vaccin et ont déjà pris toutes les dispositions nécessaires pour accueillir les tout-petits.

L’appel lancé au ministère pour qu’il effectue une visite rapide afin d’obtenir le feu vert est resté vain depuis plus d’une semaine.

Les 16 crèches ayant obtenu l’autorisation de rouvrir leurs portes à partir de ce lundi sont réparties à travers l’île. Le ministère informe dans son communiqué que ces crèches respectent le protocole sanitaire et que leur personnel a déjà reçu la 2e dose de vaccin. Cependant, ces crèches ne sont pas les seules à se conformer aux exigences de la ministre de l’Égalité des genres pour pouvoir opérer à nouveau. « Depuis longtemps, comme demandé par le ministère, nos staffs ont déjà reçu la 2e dose et, depuis plus d’une semaine, nous procédons au nettoyage et à l’aménagement des crèches afin de respecter le protocole sanitaire. D’ailleurs, même avant la deuxième vague, nous n’avons jamais cessé de respecter ces consignes », explique une responsable de garderie de Curepipe.
Cette dernière dit par ailleurs ne pas comprendre comment les officiers du ministère procèdent pour inspecter les crèches, car depuis plus d’une semaine, dit-elle, elle a écrit au ministère pour faire savoir que tout était en règle dans son établissement et qu’elle attendait la visite des officiers. Sauf que jusqu’ici, elle n’a reçu aucune réponse. Sur les centaines de crèches qui existent à travers le pays, on souligne que bien plus que 16 sont prêtes pour rouvrir leurs portes.

D’autre part, ces responsables d’établissements se demandent si ce retard ne serait pas dû à un manque d’officiers sur le terrain. « Nous sommes dans une situation compliquée. Le ministère aurait dû déployer plusieurs inspecteurs pour effectuer ces visites, car nous sommes tous conscients de l’urgence de la situation pour ces parents qui ont déjà repris le travail depuis longtemps », disent-ils.

Les parents, de leur côté, après avoir pris connaissance de la liste des crèches autorisées à reprendre leurs activités, ont également été pris au dépourvu. Les responsables reçoivent en effet depuis plusieurs appels de parents disant ne pas comprendre cette décision. Sur les centaines de crèches situées dans les hauteurs, seules quatre ont en effet obtenu l’aval du ministère, soit une à Curepipe, une à Vacoas et les deux dernières à Quatre-Bornes.
Les autres crèches, elles, se trouvent dans les régions rurales. « Est-ce que le ministère veut dire que toutes les crèches qui sont dans les autres endroits ne sont pas aux normes ou est-ce dû au fait du retard des officiers dans leur travail ? » se demandent des parents. Ces derniers font aussi ressortir que cette décision d’imposer le vaccin pour la réouverture des crèches est « discriminatoire », car le vaccin n’est pas obligatoire.