Brigila Clair est championne du monde junior au lancer du poids

Le Mauritius Paralympics Committee (MPC) veut voir grand en organisant les Championnats du monde de para-athlétisme de 2023 pour les athlètes souffrants d’une déficience physique, visuelle et intellectuelle. Une présentation du projet a été faite, mardi dernier, au siège du ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (MAJSL). Selon le président du MPC, Jean-Marie Malépa, le response a été positif et il faudra maintenant attendre la décision de l’Etat, à travers le ministère des Sports, avant de faire acte de candidature auprès de l’International Paralympics Committee (IPC).

Trois mois à peine après les élections et la mise en place d’une nouvelle équipe, que le MPC ambitionne déjà un projet de grande envergure, avance  Jean-Marie Malépa. « Certes, c’est un projet ambitieux pour une île comme la nôtre, mais nous sommes convaincus que nous avons la capacité, les ressources humaines et l’expertise pour le faire. Bien évidemment avec le soutien du ministère des Sports », explique-t-il.  Pour cela, ce dernier dit garder bon espoir après un premier contact qu’il qualifie de positif avec le ministre Stephan Toussaint, début septembre dernier. « La question avait été évoquée à l’heure de la présentation du nouveau comité élu du MPC au ministre. Il a salué notre démarche qu’il a trouvé d’intéressant », explique le président du MPC.

Le projet déposé
cette semaine

C’est accompagné de certains de ses membres, à savoir Hewlett Nelson (secrétaire), Anil Custnea et Rajiv Babooa, que Jean-Marie Malépa a rencontré le Directeur des Sports, Nagalingum Pillay Samoo, et certains techniciens du ministère. Il ajoute que Suren Ayadassen, International Technical Officer à l’IPC, était également présent. « Cette rencontre a été très positive et nous remercions le ministère d’avoir pris le temps de nous écouter. La présentation a plu et il nous faudra maintenant déposer officiellement notre dossier. Tout est presque finalisé et ce sera chose faire, d’ici la fin de cette semaine », fait-il ressortir. La dimension et la portée internationale a aussi été mis en avant, explique Jean-Marie Malépa. « Si nous parvenons à obtenir le feu vert du gouvernement et ensuite l’organisation auprès de l’IPC, Maurice sera placée sur la carte du monde le temps d’une compétition de grande envergure. Tout le monde à donc quelque chose à gagner. »   

Pour Jean-Marie Malépa, l’éventuelle organisation des Mondiaux juniors de 2023 a été bien lancée. « La réaction du ministère nous motive énormément. Reste maintenant à avoir l’accord du gouvernement avant de tout enclencher », avance-t-il. Il n’empêche qu’il se dit confiant que le projet aura un accueil favorable. « D’abord, parce que l’organisation visée est en 2023. Ce qui nous laisse beaucoup de temps étant donné que les conditions pour 2021 sont défavorables, notamment avec la pandémie de COVID-19 qui circule toujours », explique-t-il. Ainsi, après les tous premiers Mondiaux juniors de 2017 et de 2019 à Nottwil en Suisse, le MPC ambitionne à devenir l’organisateur des quatrièmes Mondiaux après ceux de 2021, s’ils sont maintenus.

Un budget estimé à RS 9M

D’autre part, le comité du MPC  a travaillé sur un coût et selon Jean-Marie Malépa, l’organisation devrait tourner dans les Rs 8-9M. « Nous en avons longuement discuté et nous pensons que c’est faisable. L’idée est d’accueillir une trentaine de pays et quelques 300 athlètes et entraîneurs », déclare-t-il. Le président du MPC est aussi convaincu que son comité repose sur des membres compétents et ayant l’expérience d’assurer la responsabilité d’une telle organisation. Cela aussi, avec le coup de main des personnes ayant une longue et riche expérience en la matière. « Nous pensons, entre autres à Suren Ayadassen, qui nous donne d’ailleurs déjà un grand coup de main dans la mise en place de ce projet. Nous le remercions aussi bien que tous nos membres pour leurs engagements et détermination. »

Qui dit organisation, dit parallèlement préparation de très haut niveau. Pour cela, le MPC travaille déjà sur la mise en place d’un centre d’excellence. « La question a déjà été évoquée avec le ministre Toussaint et il est très enthousiaste à cela. Il nous a promis son soutien », fait remarquer Jean-Marie Malépa. Aussi, l’objectif est d’essayer de faire mieux que lors des Mondiaux de 2019, à Nottwill, au cours desquels la Rodriguaise Brigila Perrine (handicap intellectuel) et Roberto Michel (handicap physique) avaient décroché la médaille d’or au lancer du poids et au 400m fauteuil respectivement.