Mercredi dernier, le comité de restauration chargé du suivi des travaux en cours pour remettre en état la toiture, les murs (intérieurs et extérieurs) ainsi que toute la boiserie interne de la cathédrale St James, sise rue de La Poudrière à Port-Louis, a organisé une visite du lieu pour faire voir les avancées depuis les débuts du chantier en 2018. Les coûts totaux des travaux sont estimés à Rs 25 millions.

A ce stade, un appel de fonds est lancé pour assurer le financement des travaux restants afin que l’édifice soit prêt pour un redédicace en juillet de l’année prochaine. Un vrai défi alors que le monde souffre de la pandémie de la Covid-19 qui fait des milliers victimes et affecte considérablement les affaires. Aussi tout don sera le bienvenu et peut être versé directement sur le compte bancaire du diocèse anglican de Maurice (MCB Account No : 000448011425).

Les membres du comité de restauration sont conscients des temps difficiles que l’homme vit, mais assez optimistes et mobilisés pour que soit sauvé le bel édifice qui a été, tour à tour, poudrière, hôpital, école, abri pour les sans-logis et cathédrale. “Listed as a National Heritage Building, St James Cathedral has within its walls 280 years of history covering 11 generations and 3 eras – French, British and Mauritian”, est-il écrit dans le livret de présentation du projet de restauration.

En effet, l’histoire de l’édifice remonte aussi loin que l’administration du gouverneur La Bourdonnais en 1740 qui y aménagea une poudrière, en passant par la période anglaise au cours de laquelle la cathédrale prit forme et qui, depuis l’indépendance est l’objet de la sollicitude des Mauriciens, toutes confessions confondues.

Un projet stimulant dans des temps difficiles

Cette sollicitude est fort compréhensible, tant le lieu est chargé de mémoire et ramène à la surface le passage en ce lieu de tant de figures allant du grand Mahé de La Bourdonnais aux prisonniers anglais tenus captifs entre ses murs infranchissables ; aux orphelins d’immigrants indiens scolarisés sur la propriété ; aux esclaves affranchis, enfants et adultes, éduqués par l’église ; les réfugiés qui y reçurent asile au plus fort des ouragans ; les malades et les blessés qui y furent soignés lorsque la cathédrale fut convertie temporairement en hôpital ; les croyants qui y ont pris leurs sacrements ; les hommes et les femmes qui y ont partagé leur temps et leur foi ; les générations passées qui ont conservé ce saint patrimoine.

Les autorités diocésaines font le tour du projet de restauration de la cathédrale St James : «Un passé surprenant. Classée monument historique par le National Heritage Fund depuis 2016, la cathédrale St James est l’histoire inspirante d’un édifice de guerre transformé en édifice de paix. Une architecture unique avec ses murs en pierre de 3 mètres d’épaisseur et son toit en double couche avec un plénum entre les deux, contribuant à l’excellente performance acoustique de la cathédrale. Datant de plus de 250 ans, cet édifice a joué de multiples rôles pendant son existence ; une poudrière, une prison, une église, une cathédrale, une école, un hôpital et d’autres encore peut-être. Les murs de cette cathédrale sont les voix qui racontent les expériences de l’occupation humaine des 11 dernières générations de trois époques distinctes — française, anglaise et mauricienne. Chacune d’entre elles a contribué à la construction harmonieuse de notre nation.»

Les racines du futur

Le coût total du programme de restauration de la cathédrale St James est estimé à Rs 25 M. Les travaux d’investigation et de restauration débutent en 2018 avec l’objectif de compléter le programme en juillet 2021. Malgré un travail considérable réalisé à ce jour, le projet est au point mort en raison d’un ralentissement des fonds des bienfaiteurs.
Avec la pandémie mondiale et les ramifications économiques qui en découlent, les Mauriciens et les peuples du monde entier sont tous confrontés à des temps difficiles. C’est difficile (et nous le savons), mais, comme tout le monde, nous devons continuer, être optimistes et faire de notre mieux.

Les travaux restent importants et comprennent une restauration complète de la toiture, des murs en pierre, des portes et fenêtres en bois et autres structures, de nouvelles installations mécaniques et électriques et une installation de drainage externe. Pour terminer le programme de restauration d’ici juillet 2021, encore Rs15M est à trouver.
Reflet de tous les liens de notre identité, nous sommes les héritiers directs de ce patrimoine et les principaux gardiens qui doivent préserver son existence pour les générations futures. Dans ce contexte, le diocèse anglican fait appel à la générosité des bienfaiteurs pour mener à bien le programme et sauvegarder notre patrimoine. Donner un peu, aide beaucoup.»Le Fund Raising Committee

l Philip Tse Rai Wai
(président)
l Mgr Sténio André
l Vénérable Eric Ma Fat
l Dean Bryen Adeline
l Marcello Leung Hing Wah
l Donald Payen
l Ian Tin Fook
l Michele Smith
l Mary How
l Le chef du projet est Claude Wong So.