« Lepep Moris pe soufer, lepep Moris an difikilte », a martelé hier l’évêque de Port-Louis devant les dirigeants du pays, à qui il a lancé un appel direct pour « être à l’écoute de la société civile et des Ong »

L’homélie très percutante prononcée par le cardinal Maurice Piat hier soir,  à l’occasion du pèlerinage au tombeau du Père Laval, a révélé un évêque profondément blessé et triste par les problèmes qui secouent le pays depuis quelque temps, affectant gravement la vie d’une bonne frange de la population. L’actualité, sous toutes ses facettes, était au cœur de cette homélie, que la foule a chaudement applaudie. Sur un ton direct et franc, il a livré ses réflexions sur les sujets qui font débat. La grosse foule à la marche du samedi 29 est une réponse des Mauriciens à leurs problèmes et à des situations difficiles auxquelles ils font face au quotidien », dit-il.

« Azordi nou pe depoz soufrans nou pei devan Per Laval. Wi, lepep Moris pe soufer, lepep Moris an difikilte. » Tel a été le cri lancé par le cardinal dès le début de son homélie, prononcée en présence de certains dirigeants politiques du pays, notamment du vice-président de la République, Eddy Boissézon, du Premier ministre, Pravind Jugnauth, d’Arvin Boolell, le leader de l’opposition, et d’autres membres du gouvernement.

Retrouver plus de détails dans l’édition du Mauricien de ce mercredi 9 septembre.