Louis Kliff Bryan Brasse, âgé de 32 ans, a été arrêté par l’équipe du sergent Forod de la Field Intelligence Office (FIO) alors qu’il ne donnait plus signe de vie depuis dix ans. Il avait été arrêté en mars 2010 pour sa participation à un vol. Pendant ce vol, ses complices et lui avaient menacé un magasinier d’Air France et sa famille au revolver.

À l’époque, le trentenaire avait obtenu la liberté conditionnelle sous certaines conditions. Or, pendant tout le procès, Louis Brasse était absent. Le Directeur des Poursuites publiques avait demandé à la police de l’arrêter sur-le-champ s’il donnait signe de vie.

Les différentes tentatives de la police pour mettre la main sur lui se sont avérées vaines pendant une décennie. Mais hier, les éléments de la FIO ont eu vent qu’il habitait dans une maison à Morcellement Jhuboo, Trou-aux-Biches. Tandis qu’une équipe surveillait ses mouvements, un haut gradé a sollicité le bureau du DPP pour confirmer si le trentenaire devait bien être “re-arrested”. Une fois ayant eu le feu vert, les policiers ont interpellé Louis Brasse qui n’a opposé aucune résistance. Il était au courant de la raison derrière son arrestation et il s’est vite excusé. La FIO l’a confié à la Criminal Investigation Division de Grand-Baie qui l’a placé en détention. Il sera inculpé pour ne s’être pas présenté devant la justice et il devra aussi faire face à un procès séparé de ses complices.

Pour rappel, c’est le 2 mars 2010 que s’est déroulé le délit dans un appartement à Pereybère où logeait le magasinier d’Air France, âgé alors de 36 ans. Ce dernier était en vacances dans l’île avec sa mère âgée à l’époque 66 ans et son fils qui était encore mineur (15 ans). Dans sa déposition, le Français relate qu’il était sorti et qu’en revenant dans l’appartement, il s’est dirigé vers le balcon pour fumer.

C’est alors que trois malfrats portant des cagoules dont deux armés de cutter et un qui avait en sa possession un revolver, l’ont menacé. Selon le plaignant, le suspect qui avait l’arme à feu l’a pointé sur sa mère en lui ordonnant de suivre ses complices. Ne voulant pas que la sexagénaire soit blessée ou tuée, le plaignant avait obtempéré. Les deux malfaiteurs avaient alors fait main basse sur deux portables et d’autres objets dans l’appartement. Le préjudice s’élevait à 3 000 euros (actuellement Rs 120 000). Puis, la bande a pris la fuite sans blesser personne.

Après sa mésaventure, le Français et sa famille avaient quitté Maurice. Peu de temps après, la police avait arrêté Louis Kliff Bryan Brasse qui avait provisoirement été inculpé pour “larceny armed with offensive weapon”.

Il avait obtenu la liberté conditionnelle peu après. Sauf qu’il ne s’est jamais présenté à son procès malgré des convocations par la cour et des opérations policières pour mettre la main sur lui. Ses deux complices ont été jugés et condamnés dans cette affaire alors que le procès s’est déroulé sans lui. Cette fois-ci, il ne pourra échapper à la justice.