(Photo by - / ESN / AFP)

Le pétrolier vénézuélien endommagé qui menace de déverser 1,3 million de barils de brut, dans les eaux qui séparent le Venezuela et Trinité-et-Tobago, est « stable » et « sans risque de couler », ont assuré jeudi les autorités de cet archipel caribéen.

« Le navire est droit et stable, sans risque visible de couler », a déclaré le ministre trinidadien de l’Energie Franklyn Khan, lors d’une vidéoconférence à Port of Spain.

Le Nabarima est ancré dans le golfe de Paria, entre les côtes vénézuéliennes et celles de Trinité-et-Tobago, depuis plusieurs mois. Sur une vidéo datée du 16 octobre et diffusée par l’ONG Fishermen and Friends of the Sea, on peut voir le Nabarima, un navire destiné au stockage d’hydrocarbures de 264 m de long, fortement incliné.

Le Nabarima appartient à Petrosucre, une entreprise détenue à 74% par PDVSA, société d’Etat vénézuélienne, et à 26% par l’italien Eni.

Les dirigeants de l’opposition vénézuélienne et les syndicalistes du secteur pétrolier ont alerté sur une éventuelle « catastrophe environnementale », même si PDVSA a précédemment nié que la situation du navire puisse représenter « une menace pour l’écosystème de la région ».

Une équipe de trois « experts » est montée à bord du navire mardi après que le gouvernement de Nicolas Maduro a donné son feu vert pour le faire lundi, a déclaré le ministre trinidadien.

Les résultats ont révélé qu' »il n’y avait aucune entrée d’eau sur le navire constatée par l’équipe, ce qui signifie que l’entrée signalée début septembre n’existe plus », a déclaré M. Khan.

Le 12 août, a poursuivi M. Girot, plusieurs employés de PDVSA avaient déjà rapporté que le navire avait pris une inclinaison de 8%. De même source, la salle des machines est inondée et les pompes de cale hors service. PDVSA a taxé ces propos de « fausses nouvelles ».

Selon M. Khan, la délégation a indiqué que des tâches de maintenance étaient effectuées sur le navire, telles que la réparation et le remplacement des pompes et des moteurs électriques.

Les écoulements incontrôlés de pétrole sont fréquents au Venezuela en raison du manque d’entretien, voire de l’abandon, des infrastructures.

La production, de loin la plus grande source de revenus du Venezuela, est passée de 3,2 millions de barils par jour il y a douze ans à 400.000 barils par jour aujourd’hui.

L’opposition vénézuélienne et les analystes pointent du doigt la corruption et la gabegie pour expliquer cet effondrement. Le gouvernement socialiste de Nicolas Maduro met en avant l’embargo américain sur le brut vénézuélien.