Selon l’enquête préliminaire sur le naufrage du Wakashio, la raison principale pour laquelle le déversement d’hydrocarbures s’est produit, est « l’incapacité à surveiller en permanence la position du navire en raison de distractions sociales sur la passerelle, ce qui constitue un manquement à la mise en œuvre des procédures du système de gestion de la sécurité du navire visant à maintenir une veille adéquate en mer ».

Lors de la PNQ ce mardi 3 août, le vice-Premier ministre, ministre des Collectivités locales et de la gestion des catastrophes et des risques, Anwar Husnoo, est revenu sur le rapport d’enquête préliminaire sur l’échouement du MV Wakashio, soumis le 27 août 2020.

Le rapport portait sur l’échouement du MV Wakashio sur les récifs au large de la Pointe D’Esny. L’enquête préliminaire a été menée conformément au Merchant Shipping Act 2007 et au Merchant Shipping (Preliminary Inquiries and Formal Investigations of Shipping Casualties) Regulations 2017.

« Le rapport a formulé 21 recommandations pour résoudre les problèmes de sécurité. Après un incident grave comme celui qui s’est produit avec le MV Wakashio, il est très important de rechercher les leçons à tirer. L’enquête a été aussi approfondie que possible dans les circonstances et un certain nombre de points sont apparus qui devraient être suivis pour essayer d’améliorer la sécurité en mer et la prévention de la pollution à l’avenir. Les recommandations s’adressent à l’ensemble de la communauté maritime », a déclaré Anwar Husnoo.

En effet, le VPM estime que des leçons ont été apprises au niveau du National Disaster Risk Reduction and Management Centre (NDRRMC) suite au naufrage du Wakashio. Parmi, des exercices de simulation réguliers sur des incidents de déversement d’hydrocarbures devront être effectués afin que les parties prenantes comprennent mieux leurs rôles et responsabilités.

Anwar Husnoo souligne que les ministères et départements ayant un rôle clé dans une crise de marée noire doivent comprendre leurs rôles et responsabilités et doivent développer des capacités et un système d’opération 24/7. « Ces ministères et départements doivent mobiliser leur personnel et mettre en place des cellules de crise à leurs niveaux respectifs ».

Il ajoute que « le risque de déversement d’hydrocarbures par un navire échoué ne doit jamais être considéré comme « faible » ou « minimal » ».

Xavier-Luc Duval a, pour sa part, voulu savoir pourquoi le Premier ministre n’a toujours pas encore établi une voie maritime suite à cet incident.

« Au cours des trois derniers mois, trois navires sont tombés en panne, cela n’arriverait pas si le PM avait choisi une voie maritime », fait ressortir le leader de l’opposition.

Par ailleurs, XLD a critiqué le temps de réponses des autorités lors des catastrophes telles que le naufrage du Wakashio.

« Il faut quatre jours pour mettre le Baracuda à la mer, 1h pour que l’hélicoptère quitte le hangar. Il n’y a pas de système de sauvetage d’urgence 24h/24 et 7j/7 pour les navires », a soutenu ce dernier.

Au final, Anwar Husnoo a informé le leader de l’opposition qu’à ce stade, « il serait inapproprié de déposer une copie du rapport car l’enquête de police est toujours en cours ainsi que l’enquête de la Court of Investigation ».