« This is not the proposal of the Government », a répété plusieurs fois le Premier ministre, Pravind Jugnauth, visé par la Private Notice Question (PNQ) sur le contrôle des réseaux sociaux proposé par l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA).

L’autorité a, en effet, publié un « consultation paper » en avril pour recueillir des avis sur une proposition menant à administrer le contenu publié sur réseaux sociaux dans le but, dit-elle, de faire face aux abus relevés.

A l’Assemblée nationale ce mardi 25 mai, le leader de l’opposition a voulu savoir si ledit « consultation paper » a été approuvé personnellement par le Premier ministre, après son « approval » par le Cabinet ministériel le 5 avril.

« Neither the governement nor myself approve this consultation paper », a soutenu Pravind Jugnauth, soulignant avoir approuvé que l’ICTA tienne des consultations publiques afin de « adress the misuse and abuse » des réseaux sociaux.

A une autre interpellation du leader de l’opposition sur l’atteinte à la liberté d’expression, le chef du gouvernement devait une nouvelle fois soutenir que ce type de questions sont prématurées à ce stade. Il a soutenu qu’il revient à l’ICTA, après les consultations tenues, de soumettre ses propositions au gouvernement, qui « will decide the way forward ».

« They come up with consultation and recommandation to the government, not the other way around », a affirmé le Premier ministre. « Si c’était de l’autre façon, il n’y aurait pas eu lieu pour l’ICTA de tenir des consultations ».

Le leader de l’opposition a également souhaité lever le voile sur le modèle suivi par l’ICTA dans ses propositions présentées, surtout celles relatives à « intercept all https traffic ». L’exemple de quel pays suivons-nous, a-t-il questionné.

« I don’t have to ask info to ICTA » à ce stade, a réitéré le Premier ministre. « It is premature at this stage to ask question to ICTA ».

Le Premier ministre a également été questionné sur les craintes exprimées par la Mauritius Bankers Association, par les géants Mozilla et Google, par l’Internet Society concernant les dangers sur la fuite de données bancaires, les fraudes, l' »internet theft » et la surveillance, entre autres failles relevées, qui surviendraient avec la mise en place des propositions présentées par l’ICTA.

« We are going to take stock of all comments, criticism and suggestions », a rétorqué Pravind Jugnauth. Mais pour l’heure, a-t-il une nouvelle fois ajouté, « no recommendation has been made to Government ».

Et de poursuivre : « Cabinet has not approved any policy (…) Combien de fois aurais-je à le répéter? »