Critiqué pour réactions tardives après l’échouement du MV Wakashio le 25 juillet, le ministre de la Pêche, Sudheer Maudhoo, a indiqué que l’enclenchement de l’Oil Contigengy Plan est intervenu le 6 août, soit après la fuite d’huile dans le lagon. Quant aux opérations jugées tardives à bord du vraquier, il a dit “suivre la loi”.

Lors de la PNQ de ce mardi, le ministre a soutenu que « ce n’est qu’au 6 août que l’Oil Contigency Plan a été enclenché », après avoir été averti qu’une fissure structurelle avait été relevée sur la coque. Le déversement de l’huile du Wakashio avait alors déjà débuté dans le lagon.

De plus, questionné sur les opérations tardives à bord du vraquier après son échouement, le ministre de la Pêche a soutenu que, selon le Merchant Shipping Act, personne ne peut intervenir sur le navire avant que la Lloyds Open Form (LOF) ne soit signée et conclue en raison de la question des responsabilités du navire.

« Conformément à la norme internationale, l’opération de sauvetage ne peut être menée par des sauveteurs professionnels qu’après la signature de l’accord de sauvetage LLOYDS STANDARD FORM. Il s’agit uniquement du devoir du sauveteur », a-t-il expliqué.

« We are following the law », a tenté de justifier Sudheer Maudhoo. Ajoutant qu’une « enquête a été enclenchée. Attendons voir…»

Pour le leader de l’opposition, Arvin Boolell, les deux responsables de ce « worst oil spill disaster » sont le ministre de l’Environnement, Kavy Ramano et le ministre de la Pêche, Sudheer Maudhoo, qui, dit-il, doivent « démissionner ou être révoqués ».

« This government did not assume his responsibility. The minister is running away form reality », a fait ressortir le leader de l’opposition, pointant du doigt les réponses du ministre “qui partent dans tous les sens”.

Arvin Boolell a demandé au Premier ministre de mettre en place une commission d’enquête pour examiner toutes les irrégularités dans les décisions prises par les responsables.

Le compte rendu complet de la PNQ dans l’édition du Mauricien du 11 août.