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Les travaux de l’enquête judiciaire consacrée au meurtre de Kaya Kistnen, agent du MSM à Quartier-Militaire/Moka (No 8), qui a pris fin cette semaine, « ont permis de démontrer que le crime ne peut être maquillé en suicide ». C’est ce qu’a déclaré le chef de file du Ptr au Parlement, Arvin Boolell, à la presse hier après-midi. Il estime ainsi que « la révélation de l’ancien Chief Police Medical Officer, le Dr Satish Boolell démolit la thèse du suicide, à la satisfaction du public ».

Arvin Boolell estime que le déroulement de l’enquête judiciaire « a permis au public de pousser un ouf de soulagement », tout en félicitant tous les patriotes de la profession légale, ainsi que Mme Kistnen, pour sa ténacité . Pour lui, la question qui se pose est de savoir « kisanla ena disan dan lamin », tout en affirmant que « les liens criminels et politico-financiers sont aujourd’hui plus qu’évidents ».

Il s’est aussi réjoui que « le gouvernement ne dispose pas d’une majorité de deux tiers ou de trois quarts, car il y aurait eu une mainmise sur toutes les institutions, y compris le judiciaire ». « Si l’affaire reste un crime atroce », il se demande néanmoins « à qui profite le crime dans le sillage de l’Emergency Procurement et d’actes de corruption allégués ».

Arvin Boolell déplore également que « la déposition de Satish Boolell ait été suivie d’une propagande et d’une politique de bas étage, au lieu de tirer les leçons qui s’imposent et de corriger les manquements ».  Il s’interroge aussi sur les circonstances dans lesquelles l’autopsie du défunt Kistnen s’est déroulée, ainsi que les raisons pour lesquelles sa dépouille avait été transférée à l’hôpital Jeetoo. Il s’est également demandé si « le Dr Gungadin a reçu des instructions des locataires de l’hôtel du gouvernement ». C’est ce qui a amené Arvin Boolell à proposer un système de Coroner à Maurice, « surtout lorsqu’il y a des doutes et des soupçons ».

Il a également remis en cause la nécessité que le médecin légiste tombe sous la responsabilité du commissaire de police. « Le commissaire de police ne peut être juge et partie à la fois. Il devrait répondre à un système de coroner, car il y a toujours le risque d’un trafic d’influence entre la police et le Forensic Scientific Laboratory », a-t-il dit en ajoutant qu’ « aucune investigation ne peut être menée avec légèreté. » Poursuivant son analyse, il dit constater « un manque de ressources » pour mener la lutte contre les trafiquants de drogue. « Si la police et le gouvernement refusent d’agir, il est à craindre que les familles concernées réagissent contre cette situation », dit-il.

Abordant la question de la pétition électorale, notamment concernant les élections au No 8, Arvin Boolell dit faire confiance à la justice. « Qu’importe le jugement de la Cour suprême, il faudra revoir la Representation of People’s Act ainsi que le pouvoir du Premier ministre de dissoudre le Parlement », est-il d’avis. S’agissant du MIC, il a évoqué le risque que « les Rs 80 milliards dont elle dispose soient utilisées pour financer des items qui ne sont pas viables ».

Au chapitre d’Air Mauritius, il rappelle que si le Watershed Meeting est prévue, « les employés doivent être informés sur leur sort, car ils sont en situation de détresse et l’avenir de leur famille et de leurs enfants est remis en cause ». Pour lui, « ce sont les administrateurs qui sont les plus grands bénéficiaires ».

S’agissant de la situation sanitaire, Arvin Boolell dit constater un climat d’incertitude, alors que le pays s’apprête à rouvrir les frontières. Il plaide aussi pour une plus grande clarté en ce qui concerne la vaccination et dit son inquiétude concernant le manque de Ventilators.

Le député Osman Mahomed  s’est appesanti sur la situation du logement. Il s’est ainsi d’entrée interrogé sur la raison de la création de la MHC Properties Ltd, et ce, « alors qu’il aurait été plus facile d’outsource service ». De plus, il estime que la MHC n’a pas un bilan suffisamment riche pour se lancer dans le Property Development en Afrique. La raison première pour laquelle ce genre de compagnies subsidiaires est créé ? « C’est dans le but de générer des emplois pour les Boys and Girls, c’est-à-dire les proches du pouvoir en place » , dit-il.

Il dénonce ainsi la création de holdings et de compagnies subsidiaires pour le Social Living Development Ltd. « Ils n’ont pas appris du mauvais exemple créé par le CEB en matière d’administration des affaires publiques sous la tutelle d’Ivan Collendavelloo. Quatre compagnies subsidiaires avaient été créées. Finalement, deux d’entre elles ont dû réintégrer le CEB. »