Le leader du Parti travailliste, Navin Ramgoolam, s’adressant à tous ceux qui remettent en cause son leadership, à l’extérieur comme à l’intérieur de son parti, mais sans toutefois les nommer, affirme qu’au PTr, « c’est le parti qui décide qui sera leader ou pas ». Il ajoute que « le contraire serait inconcevable et ahurissant ».

Invité à préciser sa pensée, il a noté que cette campagne a commencé au sein du MSM. « Certains ont repris ce refrain. Certains parmi nous, et qui sont frustrés, comme l’affirme Pravind Jugnauth, l’ont repris à leur compte, mais en fin de compte, c’est le parti qui décide », s’est-il appesanti.

À une question de la presse concernant la déclaration d’Eshan Juman à l’effet que le PTr peut se rendre seul aux municipales et remporter les cinq villes, il a affirmé ne pas avoir écouté Eshan Juman et avoir appris ses propos par la suite. « Il faut remettre cela dans son contexte. Eshan Juman avait participé à un débat à la radio et l’a dit dans ce contexte. Il est faux de dire que quelqu’un lui a donné des instructions pour faire ses déclarations. Au sein du PTr, tous les membres de l’exécutif ont le droit d’exprimer leur opinion. En cela, nous sommes différents des autres partis », déclare Navin Ramgoolam.

Le leader des Rouges a rappelé que lorsqu’il était Premier ministre et Pravind Jugnauth son ministre des Finances, ce dernier lui avait demandé « d’essayer d’empêcher les parlementaires travaillistes de poser des questions qui seraient embarrassantes ». Il poursuit : « Je lui avais fait comprendre que je ne peux pas faire ça. Stéphanie Anquetil m’a déjà posé des questions embarrassantes. Un autre jour, Reza Issack avait décidé de critiquer le PTr au Parlement et le Chief Whip avait décidé de ne pas inscrire son nom sur la liste des orateurs. Mais j’avais insisté pour qu’il puisse exprimer son avis. C’est de cette façon que nous opérons au PTr. »

Concernant l’entente des partis de l’opposition, il a rappelé que l’initiative venait de lui. « J’avais rencontré Paul Bérenger, qui était un peu hésitant, avant finalement d’accepter. Et j’ai ensuite parlé au PMSD, qui a accepté, lui aussi après un peu d’hésitation. Mais cette entente était essentielle », a-t-il expliqué. Et de dénoncer dans le même souffle l’actuel gouvernement qui, « malgré les malversations, a obtenu 28% des suffrages lors des dernières élections » générales.

« Dan kokin linn gagn 28% vot e avek sa li pas tou kalite lalwa. Pe dilapid fon piblik. Eski nou pou les sa kontinye ou bien nou bizin rasanble pour fer li ale ? C’est la question qu’il faut se poser », s’est-il dit. Et de faire comprendre qu’aucune réunion de l’entente de l’opposition n’a été fixée dans l’immédiat. À noter que les activistes rouges se sont rendus hier au Square Guy Rozemont pour célébrer le 85e anniversaire du PTr.