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A Beau-Vallon – Pravind Jugnauth: « Lockdown, li pa enn badinaz »

Une cérémonie solennelle, emplie d’émotions pour marquer la première année depuis la disparition de la WPC Dimple Raghoo dans l’exercice de ses fonctions. Une stèle a été érigée en son honneur au Beau Vallon Mall d’Ascencia, hier, en présence de ses proches, notamment ses quatre sœurs Preema, Chaya, Karishma et Pooja, ainsi que du Premier ministre, Pravind Jugnauth, plusieurs ministres et députés de la région et de nombreux hauts gradés de la police. Le Premier ministre a par ailleurs longuement parlé de la situation sanitaire dans le pays, tout en répondant aux nombreuses critiques de l’opposition, et en rappelant qu’un lockdown n’est pas envisageable dans la conjoncture économique.

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« Le 24 novembre de l’année dernière, la population était choquée par l’événement ici où l’officier Dimple Raghoo a perdu la vie, dans son travail et dans des circonstances vraiment tragiques. On lui rend hommage à travers une stèle érigée ici même où elle accomplissait sa mission. D’ailleurs, elle était une officière qui faisait son travail avec sincérité et honnêteté. Je salue son dévouement dans son travail au sein de l’ADSU. Elle est un exemple et c’est aussi une occasion pour rendre hommage à tous les officiers qui travaillent d’arrache-pied avec sincérité encore une fois. On présente nos sympathies et on comprend la douleur de ses proches, notamment ses sœurs », a déclaré le PM. Quant aux sœurs, c’est en toute discrétion qu’elles ont déposé un bouquet de fleurs là où il y a un an, leur sœur perdait la vie. « Après ce qui s’est passé, je ne suis pas jamais revenue ici. C’est la première fois que je reviens là et cela est très dur pour nous. Plus rien n’est pareil », confie Chaya, la gorge serrée. « Nous sommes heureuses que le travail de notre sœur soit ainsi honoré », a-t-elle ajouté.
Pravind Jugnauth était d’humeur causante hier à Beau-Vallon. Pendant une bonne trentaine de minutes, le PM a parlé de la situation dans le pays. “La population sait comment on travaille et depuis que le virus est entré dans le pays. On bouge par étape, car la situation évolue”, dit-il.
Booster dose pour plus de protection
Le PM ne s’est pas montré tendre envers ses détracteurs. Il a ainsi rappelé que l’an dernier, face au manque de masques et d’équipements — une situation mondiale, précise-t-il —, ces mêmes personnes étaient les premières à critiquer. “À cette époque, on était critiqués surtout de la part de l’opposition, mais on a fait notre travail. Après, il y a eu la vaccination, et il y a eu des critiques encore, car il fallait commander à l’avance, alors que les vaccins n’étaient pas encore reconnus par l’OMS, etc. On a subi des critiques alors qu’on faisait des démarches”, dit-il. “Avec l’arrivée des premiers vaccins sur le marché, les pays qui avaient plus de moyens ont acheté presque tout, mais nous avons à Maurice fait les démarches pour nous en procurer et je salue les pays amis qui nous ont aidés. Nous avons aussi pu en acheter et depuis le début de la campagne de vaccination, on ne s’est jamais arrêté, on n’a jamais eu de manque de vaccins.” Il a aussi critiqué certaines personnes, certains politiques qui se sont opposés au vaccin.
Concernant un éventuel confinement, le PM est catégorique : “Lockdown, li pa enn badinaz, c’est quelque chose d’extrêmement sérieux.” Il soutient qu’il faut préserver l’économie du pays pour permettre aux gens de travailler. “Il faut garder un certain équilibre.” Il a également rappelé que ceux qui demandent aujourd’hui un lockdown étaient ceux qui critiquaient cette même décision l’an dernier.
Selon le PM, nous en savons un peu plus sur le virus aujourd’hui et il en a profité pour “saluer la population qui, dans sa grande majorité, a fait plusieurs vaccins et j’invite la population à continuer, car le vaccin a une efficacité pendant un certain temps, et son efficacité diminue. C’est pourquoi on vous dit de faire la booster dose qui vous donnera une grande protection, pas à 100%, mais qui vous protégera quand même.”
“… on a la quantité
d’oxygène nécessaire”
Concernant les médicaments, le PM a rappelé que “les recherches sont en cours et que le gouvernement fait des démarches, tout en regardant ce qui se fait ailleurs, pour en tirer des leçons.” Concernant l’affaire de l’oxygène, il a déclaré qu’“hier (ndlr : vendredi), à l’Assemblée, il y a eu un cas pour faire croire, et je trouve cela dommage, que nous n’avions pas d’oxygène et c’est totalement faux. Jusqu’à présent, on a la quantité d’oxygène nécessaire et on ne fait que prévoir pour l’avenir. On fait des démarches auprès de La Réunion et d’autres pays pour faire un stock d’oxygène au cas où il y aurait plus de malades.” Pravind Jugnauth a ainsi demandé aux membres de l’opposition de voir ce qui se passe ailleurs, “en Allemagne, en Hollande et en Autriche, qui prennent des mesures drastiques.
Le chef du gouvernement a tenu à rassurer la population “pour dire que malheureusement, il y a des gens qui ont perdu un membre de leur famille et qui sont dans la peine, et je sympathise avec eux, de même qu’avec les gens qui sont malades et qui passent par des moments difficiles et dans l’anxiété de ne pas savoir ce que l’avenir leur réserve. Mais on doit tous travailler pour ne pas créer de panique et pour créer un environnement nécessaire pour que plus de contaminés aient la vie sauve.” Il a demandé à la population de prendre ses responsabilités. “Je rappelle que le gouvernement peut prendre toutes les mesures nécessaires, mais il y a une chose fondamentale dans la lutte et c’est la responsabilité de chaque individu : par exemple, le port du masque.” De plus, le PM a commenté les nouvelles mesures sanitaires, notamment concernant la limite de 10 personnes dans les lieux de culte. Une décision prise à contrecœur, mais nécessaire, face aux nombreux abus et au non-respect des règles de distanciation sociale, dit-il, pour “casser ces chaînes de contamination.” Il a aussi réitéré son soutien au ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal, qui, selon lui, fait un travail difficile, mais qui travaille d’arrache-pied, tout comme le personnel soignant qu’il salue. Il a aussi précisé qu’“on n’est pas dans une situation avec un manque de lits et que les hôpitaux sont débordés, comme on veut le faire croire. D’ailleurs, dans la lettre, on n’a pas parlé de formation, on a demandé à la France, comme cela s’est fait dans le passé, de nous donner une équipe qui puisse passer en revue tout ce qu’on fait et nous conseiller.”

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