« Apre 12 mars, pou ena bann desizion difisil » : Paul Bérenger s’exprime après le comité central du MMM

Le MMM s’est réuni ce samedi 7 mars lors d’un comité central. À l’issue de la réunion, le leader du parti, Paul Bérenger, a animé un point de presse.

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Il a dressé un tableau préoccupant de la situation économique locale, estimant que Maurice se trouve déjà dans un contexte difficile. Il est aussi revenu sur la situation internationale, notamment les tensions autour de l’Iran, évoquant les répercussions possibles sur l’économie mondiale. Il a fait référence aux quelque 10 milliards que le pays comptait obtenir dans le prochain budget, dans un contexte où le prix du pétrole continue de dépasser les plafonds, avertissant que « le pire reste à venir ».

Le leader du MMM a également évoqué ce qu’il considère comme un double danger qui menace l’île Maurice. D’un côté, le risque de déclassement par Moody’s, dans un contexte de crise économique qu’il qualifie de grave.

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De l’autre, il a mis en garde contre le risque de « blacklisting » par les instances internationales qui surveillent le secteur financier. Il a notamment cité le Financial Action Task Force, ainsi que son organisme régional, Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group.

Selon lui, une nouvelle réévaluation de la situation de Maurice pourrait entraîner des conséquences sérieuses. Il a rappelé que le pays était déjà passé par la « grey list », une situation qu’il juge très néfaste pour l’économie. Une combinaison entre un déclassement par Moody’s et un retour sur une liste de surveillance financière serait, selon lui, dramatique pour Maurice.

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Paul Bérenger a affirmé, d’un ton ferme « Apre 12 mars, pou ena bann desizion difisil ki pou bizin pran. An tant ki lider MMM, mo ena boukou kiksoz pou dir ek pou eklersir, kiksoz ki mo pa finn kapav fer ziska prezan parski mo dan gouvernman ».

Paul Bérenger évoque le dossier des Chagos. Il a rappelé que Maurice n’a jamais renoncé à sa souveraineté sur l’archipel des Chagos, y compris Diego Garcia, même si un accord a été signé avec la Grande-Bretagne reconnaissant ce principe.

Toutefois, a-t-il souligné, l’accord doit encore être ratifié par le Parlement britannique, notamment par la House of Lords puis la House of Commons. Une situation qui suscite des inquiétudes. « Nous ne sommes pas satisfaits, mais nous continuons à suivre l’évolution de la situation », a-t-il indiqué.

Paul Bérenger est aussi revenu sur la récente déclaration du Premier ministre évoquant la possibilité d’explorer des voies légales concernant le dossier des Chagos. Selon lui, ces « avenues légales » pourraient inclure un recours devant des juridictions internationales, comme une cour d’arbitrage, un tribunal international du droit de la mer ou une autre instance régionale.

Autre sujet abordé, la lutte contre la drogue. Paul Bérenger a indiqué que la National Agency for Drug Control est actuellement au travail et que des développements pourraient intervenir dans les jours à venir.

Il s’est également dit satisfait de « la nomination d’un nouveau responsable au sein de ADSU ». Selon lui, il est important que cette institution puisse compter sur un officier de haut rang de la police pour mener ce travail.

Le leader du MMM estime que l’ADSU doit disposer des moyens nécessaires afin de poursuivre ses enquêtes et renforcer la lutte contre le trafic de drogue dans le pays.

Paul Bérenger est également revenu sur la situation d’Air Mauritius. Il a indiqué que plusieurs décisions importantes devront être prises concernant la compagnie, mais a précisé qu’il préfère s’exprimer plus en détail après le 12 mars. « Après le 12 mars, j’aurai beaucoup de choses à dire sur Air Mauritius », a-t-il déclaré.

Il a rappelé qu’un comité interministériel présidé par le Premier ministre suit actuellement ce dossier. Selon lui, ce comité accomplit « un travail formidable », avec la contribution de plusieurs ministres. Il a notamment souligné l’apport du ministre Reza Uteem, qu’il a qualifié d’aide précieuse dans ce travail.

Le leader du MMM a également évoqué les recommandations formulées dans ce dossier. Celles-ci n’ont pas été approuvées lors du dernier Conseil des ministres. Il a toutefois estimé que la communication autour de cette décision n’a pas été très claire.

Il a ajouté que plusieurs consultations doivent encore avoir lieu avant toute décision. Celles-ci concerneront notamment des compagnies maritimes internationales, les syndicats concernés ainsi que le secteur privé mauricien. « Lorsque toutes ces consultations auront lieu, nous pourrons répondre aux questions », a-t-il indiqué.

Paul Bérenger est également revenu sur la question de l’utilisation du créole mauricien au Parlement. Il a indiqué que des discussions sont en cours afin de faire avancer ce dossier. Selon lui, Shirin Aumeeraudy Cziffra en tant que Speaker, elle a effectué son travail sur le sujet. Il dit maintenant être en attente d’une réunion entre le Premier ministre, la Speaker de l’Assemblée nationale, son Clerk et lui-même. Un rapport préliminaire a déjà été préparé.

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