Le leader du Muvman Liberater, Ivan Collendavelloo, dénonce les conditions dans lesquelles sont traitées les patients dialysés à l’hôpital de Souillac. « Je suis interloqué par la situation désespérée dans laquelle se retrouvent nombreux de nos citoyens, qui ont besoin maintenant d’un secours de toute urgence. Il faut revoir le système de quarantaine, qui devient une véritable punition, de même que toutes les conditions de quarantaine », déclare-t-il.

Il réclame une enquête menée par une instance indépendante sur ce qui s’est passé à l’hôpital de Souillac et sur les conditions dans lesquelles « ces personnes dialysées ont été parquées dans le camp de concentration qu’est devenu l’hôtel Tamassa ». Il déplore par ailleurs que des personnes amputées ou aveugles soient débarquées à minuit dans leur chambre sans l’assistance de membree du personnel médical et se demande si dans des cas exceptionnels, certains patients ne pourraient pas rentrer chez eux.

Ivan Collendavelloo se demande également comment des patients « qui arrivent en bonne santé à l’hôpital » et qui, après, se sont retrouvés en quarantaine, « ne connaissent que le camp de concentration de Tamassa » et comment l’hôpital de Souillac peut être contaminé à la Covid-19 ?  Il déplore aussi que les personnes dialysées « ne soient pas autorisées à faire quelques pas à l’extérieur, ne serait-ce que dans les couloirs », et sont « casernées pendant 24 heures » dans leur chambre. « Les patients sont devenus des victimes et sont traités comme des prisonniers », s’insurge-t-il.

L’ancien Deputy Prime Minister se demande également « où se trouve le néphrologue responsable de la santé des dialysés ». Ajoutant : « Est-ce qu’il a fait un constat de la situation à Souillac ou à Tamassa ? » De plus, il qualifie « d’impensable » le fait que le chef des services de Santé, le Dr Dinassing, qui remplace le Dr Gajadhur, ne soit pas venu « ne serait-ce qu’une fois » à la télévision aux côtés du ministre Jajutpal « pour rassurer la population ». Ce qui, dit-il, « est désespérant ».

À noter par ailleurs qu’un malade dialysé testé positif à la Covid a confié au téléphone hier au Mauricien que, depuis que le dîner a été servi, aucun membre du personnel de l’hôpital n’est présent là où il se trouve. Se demandant ainsi ce qui se passerait s’il avait un problème ou était pris d’un malaise.

De son côté, Amédée Darga, sur sa page Facebook, a dit hier sa « colère » devant la mort de Habib Unjore. « Mon ami Habib Unjore est mort aujourd’hui. Mon camarade de combat du vrai militantisme des années 70’ à Savanne, avec Geerjanand Gokhool et Giandutt Hazaree. Mon ami Habib Unjore est décédé alors qu’il était en dialyse à l’hôpital de Souillac. Mon ami Habib est mort et je suis très en colère. Tous les Mauriciens devraient être en colère. A-t-on déjà vu un taux aussi élevé de décès parmi les dialysés en si peu de jours ? Sachez, Mr le ministre, que quoi que votre discours officiel soit, vos hôpitaux font peur aujourd’hui. Il y a clairement des dysfonctionnements, des ratés dans le service. Et des gens en meurent. Libre à vous de ne pas vouloir le comprendre ou de chercher à régler les problèmes. C’est souvent le réflexe d’un dirigeant… Je ne peux dire que mon administration a fauté parce que c’est moi qu’on blâmera. Mais on me dit aussi qu’il y a un canal parallèle qui donne des instructions à votre administration et à vos services hospitaliers. Enfin, c’est ce qui se dit à couvert. Mon ami Habib Unjore est mort, et je suis très en colère », dit-il