Des assises du tourisme se tiendront ce week-end à l’Auberge du Lagon à Jeantac, afin de définir l’avenir du tourisme à Rodrigues après COVID-19. C’est ce qu’a annoncé Aurèle Anquetil André, président de l’Association du Tourisme Réunie (ATR), qui a annoncé que Rodrigues a obtenu le certificat “Safe Destination”.

D’emblée, Aurèle André a exprimé sa reconnaissance envers le conseil exécutif de l’Assemblée régionale, la commission du Tourisme et en particulier, le chef commissaire pour ce partenariat entre la société civile et le public. Il estime que ce partenariat est primordial pour un développement durable harmonieux à Rodrigues. « Il est d’autant plus important et nécessaire, suite à la pandémie de COVID-19 dont l’impact social, économique et culturel est sans précédent dans l’histoire moderne de l’humanité », a-t-il dit. Et d’annoncer dans la foulée que l’ATR, qui fête ses dix ans cette année, a toujours su surmonter les difficultés. Il a cité en exemple la crise économique de 2008. « Cette pandémie affecte profondément le secteur du tourisme mais elle n’aura pas raison de nous car nous sommes déterminés à relever les défis. Nous utilisons notre résilience et notre capacité à saisir les opportunités pour redonner à l’industrie touristique rodriguaise ses lettres de noblesse ainsi qu’un nouvel élan », a-t-il soutenu. Il a indiqué que chez l’ATR, une réflexion en profondeur sur l’avenir du tourisme rodriguais est nécessaire. « C’est pourquoi nous avons décidé de faire une assise afin de mieux nous préparer à relever les nouveaux défis. Et vu l’ampleur de ces défis, il nous faut une mobilisation de toutes les ressources disponibles dans le pays pour arriver à des solutions durables et efficaces », a-t-il déclaré.

Selon le président de l’ATR, l’industrie touristique est un pilier majeur de l’économie rodriguaise. Et est le secteur le plus affecté par la pandémie, surtout que Rodrigues a choisi de pratiquer « un tourisme de proximité ». Il est d’avis qu’il faut savoir comment œuvrer dans ce contexte sans pour autant oublier les valeurs fondamentales qui visent à favoriser « une expérience enrichissante entre les visiteurs et la population locale ». Il a expliqué que les assises du tourisme rodriguais ont pour objectif « de focaliser notre attention, pendant deux jours de réflexions résidentielles, de questionnements et de travaux intensifs sur l’avenir de ce secteur ».

Au final, ils espèrent présenter un document guide, comportant « des lignes directionnelles claires et précises afin de dégager une stratégie pour des actions bien ciblées, durables et intégrées ». Et pour y arriver, selon Aurèle André, il faut faire appel aux ressources locales. « La pandémie nous a mortifiés mais sur notre terre, nous voyons de belles opportunités. Nous avons fait appel aux expériences et aux compétences de part et d’autre. Et ces assises réuniront plus de 90 % des acteurs du secteur touristique. Je salue également l’apport de tous les sponsors rodriguais pour ces assises du tourisme », a-t-il déclaré. Ce qui, pour lui, est une preuve de la motivation de ce secteur de l’économie rodriguaise, à vouloir prendre les taureaux par les cornes afin de relever au plus vite les nouveaux défis. Pendant deux jours, les principaux acteurs de l’économie rodriguaise seront en confinement choisi et voulu « afin de battre en retraite la COVID-19 et ses impacts ».

Pour la chef de département Pamela Sooprayen Kwet-on, cette initiative « est un super travail » qui se fait même sur le terrain. « Il est important de voir ce que nous avons pu faire avec le peu de ressources que nous avons. Notre ressource, elle est humaine. Nous étions isolés mais nous avons fait des merveilles en peu de temps. C’est grâce à cette ressource humaine. Notre “manpower” et de la bonne volonté. Nous sommes debout et encore plus forts. Et après le prochain week-end, après que nous aurons travaillé ensemble, c’est une opportunité extraordinaire que la Covid-19 nous aura apportée. Car cela nous a permis de remettre en question la manière dont les choses se faisaient chacun dans son coin. Aujourd’hui nous sommes tous appelés à travailler ensemble », a-t-elle dit. Et d’espérer qu’après les assises et la pandémie, « cet esprit de coopération va perdurer ».