Le député MMM Rajesh Bhagwan a déploré que le budget 2021/22 fasse l’impasse sur la détermination d’enrayer la fraude et la corruption dans le pays. « Nous avons plutôt l’image d’un gouvernement prisonnier d’un engrenage qu’il a lui-même mis en place », a laissé entendre le Senior Member de l’Assemblée nationale. Il a pris pour cible la Gambling Regulatory Authority (GRA) qui est en situation controversée quant à l’organisation des courses et le contrôle partisan au centre de cette institution régulatrice du secteur des jeux de hasard.

« L’objectif principal de l’instance régulatrice est de protéger le public parieur. Or que voit-on depuis quelque temps ? La protection des intérêts des parieurs est devenue le cadet des soucis de cette instance qui fait tout en son pouvoir et même plus pour protéger et promouvoir les intérêts d’un magnat des jeux », a soutenu Rajesh Bhagwan.

Selon lui, la GRA est en train de s’immiscer dans la gestion courante du Mauritius Turf Club. « Comment expliquer qu’elle se soit permis de revoir les handicaps des chevaux engagés dans une course. Cet exercice avait été effectué par un panel qui s’y connait en la matière, mais, même si elle ne connait rien en la matière, la GRA a donné des directives pour pénaliser les concurrents d’un cheval en particulier, qui appartient à ce magnat des paris », a avancé le député MMM du No 20 (Beau-Bassin/Petite Rivière).

« La présente direction de la GRA n’est pas en mesure de réguler le monde des paris et on assiste à une exploitation éhontée des parieurs. Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur les côtes offertes par SMS Pariaz. Pour chaque pari effectué, cet organisateur des paris est en train de faire un profit d’environ Rs 2.50. C’est du vol pur en simple en plein jour », a avancé Rajesh Bhagwan. Il estime qu’une telle pratique est en train de permettre « la floraison de paris illégaux et cela représente un important manque à gagner pour le gouvernement ».

Le député mauve réclame la dissolution de la GRA et que cette dernière soit remplacée par un autre organisme avec des dirigeants indépendants et compétents. Il considère que cet exercice est une occasion ratée d’avoir un effort national pour relever les défis de l’ère post-Covid. « Ce budget est enveloppé d’opacité, de subterfuges sournois et de frais cachés sur les consommateurs. Le gaspillage des fonds publics est une taxe sur le public et le gouvernement n’a pas réagi », a-t-il poursuivi. Et de conclure que « la nonchalance du gouvernement est interprétée comme des politiques de laissez-faire et l’impuissance d’un gouvernement défaillant ».