Lalit a remis une lettre au Premier ministre, Pravind Jugnauth, ainsi qu’à son ministre des Affaires étrangères, Nando Bodha. Leur demande : « Que Maurice, pays membre des Nations unies, soit solidaire avec les autres États membres qui réclament que l’organisme mondial fasse pression sur Israël. Nu sweter ki azut lavwa Leta Moris dan lelan protestasyon ki finn leve dan lemond antye kont politik rasist, kont lokipasyon militer ek kolonyal Israel, e sirtu kont so sistem aparteid. »

Cette demande fait suite au mouvement engagé par 450 organisations mondiales, « incluant des syndicats, des mouvements à caractère social, et des partis politiques qui ont déposé devant la 75e Assemblée générale des Nations unies qui se déroule actuellement à New York, avec la participation virtuelle des pays membres, étant donné la pandémie de COVID-19.»

Les signataires de la lettre, au nom de la République de Maurice, sont Haniff Peerun (MLC et All Workers’ Federation), Vinod Seegum (Confederation of General Trade Unions), Reaz Chuttoo (Confédération des travailleurs des secteurs public et privé), Deepak Benydin (Federation of Parastatal Bodies and Other Union), Mosadeq Sahebdin (Consumer Advocacy Platform), Samad Abdus Dulloo (Dr Idrice Goomany Treatment Centre), Ragini Kistnasamy (MLF), Alain Ah Vee (LALIT) et Cassam Uteem, ancien président de la République. Selon Alain Ah Vee, ce collectif veut que les Nations unies démarrent une enquête sur la « politique d’apartheid » qu’Israël impose sur le peuple palestinien. « Nous réclamons, de même, la reconstitution du Comité spécial des Nations unies contre l’apartheid ainsi que du Centre des Nations unies contre l’apartheid, afin que nous mettions fin totalement, une fois pour toutes, à ce système de discrimination au 21e siècle. »

Lalit rappelle que ce sont les Nations unies qui, le 16 décembre 1996, ont déclaré que l’apartheid est un crime contre l’humanité. « Or, ce régime continue à être exercé, comme, sur la Palestine par Israël. »