Des membres de Lalit (Photo d'archives)

Fidèle à son engagement pour la lutte en faveur des Palestiniens, le parti de gauche Lalit organisera, demain, une activité destinée à « conscientiser les Mauriciens sur les conditions dans lesquelles vivent les Palestiniens, explique Alain Ah-Vee, porte-parole du parti politique sur ce sujet. Et surtout, pour reprendre les actions engagées cette année, afin que tant à Maurice que dans le monde entier, on se rend compte à quel point Israël est en train d’imposer sa politique, avec le soutien des États-Unis de Donald Trump, et le Prince Salman de l’Arabie Saoudite, d’apartheid sur la Palestine…» Lalit rappelle qu’il a « déjà entamé des activités de conscientisation sur ce plan, depuis plusieurs semaines déjà ».

En effet, en septembre dernier, alors que le Premier ministre Pravind Jugnauth participait au sommet des Nations unies, Lalit avait fait parvenir une lettre ouverte sollicitant sa contribution sur le dossier. « Nou ti demann Pravind Jugnauth abord size la ek dir ki Moris solider ek bann leta ki denons sa politik Apartheid ki Israel pe impoze lor Palestinn. » Cette demande, rappelons-le, fait suite au mouvement engagé par 450 organisations mondiales, « incluant des syndicats, des mouvements sociaux, et des partis politiques qui ont déposé devant la 75e Assemblée générale des Nations unies (UNGA) » qui se déroulait, à ce moment-là, à New York, avec la participation virtuelle des pays membres, la pandémie de Covid-19 oblige.

Samedi 28, Lalit invite tout le monde pour une activité de solidarité qui se déroulera entre les ponts de GRNO et de Canal Dayot, de 17h30 à 19h. Plusieurs personnes prendront la parole, dont l’ancien Président de la République, Cassam Uteem, Alain Ah-Vee et Ragini Kistnasamy, qui se sont déjà rendus en Palestine dans le cadre de programmes de soutien du parti Lalit en faveur des palestiniens. À savoir que R. Kistnasamy a même, lors d’une deuxième visite dans le pays, « essayé de frayer son chemin jusqu’à Gaza…»
L’activité de cet après-midi s’inscrit dans une nouvelle réalité, indique encore Lalit. «

D’abord, Trump a subi une défaite aux élections présidentielles, et cela représente un changement potentiel dans le rapport de forces au Moyen-Orient. Également, la ICC (International Criminal Court), en avril dernier, a fait comprendre qu’elle est en position de prendre en considération des cas présentés où Israël pourrait être jugé pour crime de guerre. Et ensuite, depuis septembre dernier, avec la mobilisation des 450 organisations mondiales qui ont lancé la pétition à laquelle Lalit a participé, et qui a été envoyée aux Nations unies, nous souhaitons attirer l’attention de cette instance internationale sur le fait que l’Afrique du Sud a pu se débarrasser d’un système d’Apartheid, mais qu’Israël est en train de commettre le même crime…» Lalit rappelle que « ce sont les Nations unies qui, le 16 décembre 1966, a déclaré que l’Apartheid était un crime. En ce sens, notre parti maintient ses campagnes pour combattre la colonisation occidentale que l’État d’Israël perpétue avec son occupation militaire de la West Bank et Jerusalem, et son état de siège de Gaza ».

Pour rappel, l’activité de ce soir se déroulera suivant le respect des consignes sanitaires relatives à la COVID-19.