Le ministre des Arts et du Patrimoine culturel, Avinash Teeluck, a demandé aux membres de l’opposition d’être honnête dans leurs démarches.

Dans n’importe quel cas de figure, l’opposition n’a jamais été d’accord avec les résultats des dernières élections générales même s’ils ont pris possession de leurs « voitures hors taxes et autres bénéfices ». Il a invité ainsi les membres de l’opposition, qui ne sont pas d’accord avec le régime en place, de démissionner. Ils doivent accepter le fait « qu’on a gagné les dernières élections générales », a-t-il déclaré sous les applaudissements des membres parlementaires du gouvernement.

Au fait, dit-il, cette motion de blâme n’est pas directement liée au Speaker de l’Assemblée nationale. Elle concerne plutôt la manière de procéder des membres de l’opposition. La dernière fois, le député Ivan Collendavelloo a fait remarquer « à juste titre », dit-il, les différents chapitres d’Erskine May sur la façon dont les parlementaires « doivent se comporter comme des membres honorables au Parlement ».

Il soutient qu’on ne menace pas le Speaker du doigt, non plus ne soulève-t-on pas des points de droit « entachés de mauvaise foi », ou encore ne porte-t-on un jugement sur certains membres parlementaires quant à leur façon d’ être ou encore leur tenue vestimentaire. Et de poursuivre : « Nous ne défions pas l’autorité du Speaker » et c’est « ce que les membres de l’opposition ne comprennent pas ».

Le député de la circonscription No. 6 (Grand-Baie/Poudre-d’Or) a demandé aux membres de l’opposition « d’aller apprendre les règles rudimentaires pour faire leur travail ». Se référant à la posture de l’opposition lors du couvre-feu sanitaire, il avance que l’opposition a versé dans le sensationnel tout en faisant peur à la population. Et d’estimer : « La démagogie est ce qui compte pour eux. »

La semaine dernière, le leader de l’opposition, Arvin Boolell, a voulu faire savoir s’il y a eu « conspiracy to defraud », Avinash Teeluck affirmant par ailleurs que « there was no conspiracy but collaboration pour œuvrer dans l’ intérêt de la population ». Se référant à une déclaration de l’opposition il laisse entendre qu’il y a un « tapeur » au parlement. Le député a ainsi évoqué un compte rendu de la MBC et celui du Mauricien en date du 15 avril de la même année faisant état des actes de violence au Parlement où un cameraman avait été pris à partie lors des incidents. Une copie de l’article sera déposée au Parlement, ceci pour illustrer l’attitude d’un tapeur, dit-il. L’histoire se répète aujourd’hui. « Et on n’a pas que des tapeurs parlementaires mais des coiffeurs parlementaires aujourd’hui », a-t-il conclu.