Le leader de l’opposition Arvin Boolell, a affirmé d’emblée « lorsqu’une injustice extrême est faite à une majorité de citoyens de ce pays ». Il fait allusion au tollé provoqué par cette décision gouvernementale parmi des milliers de contribuables, d’entrepreneurs et d’une grande partie de la population « qui ne veulent pas d’un pays divisé mais veulent faire partie d’une nation où les fardeaux sont partagés ».

Il a soutenu que le mot-clé dans la conjoncture est l’équité et déplore que le régime actuel ne soit pas un acteur crédible, ayant agi comme « un véritable tyran dans la manière dont il a imposé la CSG à nos citoyens ». « L’endettement insupportable est leur mantra et leur réponse est la fiscalité : les impôts, avant tout ceux du secteur privé. L’engagement électoral est devenu une fausse promesse. Le pays est assis sur une bombe à retardement. Donner la priorité à nos seniors est un stratagème, un mensonge trompeur et opaque. Le ministre et ses acolytes ont insisté sur le fait qu’une grande majorité des entreprises paieraient moins. La CSG équivaut à une véritable arnaque de la poche des bénéficiaires du NPF. Le gouvernement a tenté de faire comprendre que les particuliers et les entreprises paieraient moins mais, en fait, il a omis de mentionner qu’ils perdraient le bénéfice de ce qui était autrefois leur pension contributive dans le cadre du NPF. Le gouvernement devrait avoir honte de leur mascarade », a-il laissé entendre.

« It is an agenda of bad taste », a poursuivi Arvin Boolell. Il estime que la CSG est en fait un facteur de division, colourable et inutile et constituerait un faux départ. « Le ministre a agi de manière impulsive et a malheureusement pu convaincre ses collègues des mérites allégués de la CSG, lorsque la France, berceau de la CSG, a décidé de revisiter cette dernière et d’introduire un système d’imposition juste et facile à percevoir et un système de retraite juste », affirme-t-il.

Il a rappelé que le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, avait précédemment indiqué que la CSG avait été mise en place pour réduire le déficit budgétaire de ce gouvernement, pour équilibrer le budget. « COVID-19 a permis à la Mauritius Revenue Authority de collecter un maximum de données à soumettre au ministre et d’imposer la collecte de la CSG en cas de besoin. La contribution CSG de Rs 150 par mois sera de courte durée », prévient-il.

Pour le leader de l’opposition, la CSG est avant tout un impôt et une charge supplémentaire pour les salariés du secteur privé par rapport à leurs homologues du secteur public. « Le groupe à revenu moyen, plus que quiconque dans le secteur privé, marchera entre l’enclume et le marteau. Des pertes d’emplois pourraient arriver en bataillons et aussi le nombre de personnes affectées par le chômage augmentera tandis que les charges supplémentaires seront insupportables pour de nombreuses entreprises », a-t-il avancé.

Et d’ajouter que le Wage Assistance Scheme touche à sa fin et des dizaines de milliers de chômeurs ont désespérément besoin d’allocations de chômage. Il y a des saisies et le nombre de maisons à vendre augmente, a soutenu Arvin Boolell, qui fait ressortir aussi que les victimes sont principalement du secteur privé et comprennent à la fois les secteurs formel et informel.

« On peut s’attendre à un été de mécontentement », a-t-il déclaré. Pour lui, la CSG vient secouer le système de retraite du pays. « Il semble que la pension de vieillesse ne sera plus universelle mais sera ciblée », a avancé le Mover de cette motion de disallowance.  Pour lui, Renganaden Padayachy « a modifié arbitrairement et défavorablement le régime de retraite des membres du secteur privé, tout en maintenant le rendement des retraites du secteur public ».

Le leader de l’opposition a avancé que « ce gouvernement minoritaire arrogant » a tenté de trouver une solution qui est, en fait, encore plus injuste en décidant notamment que la CSG s’appliquerait au secteur public mais qu’elle devait être payée par des fonds publics.