Le ministre des Finances Renganaden Padayachy (archives)

Le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a défendu la formule de la CSG au parlement. « La CSG s’inscrit dans la philosophie de justice sociale », dit-il. Il a profité pour tirer à boulets rouges sur l’ancien régime PTr-PMSD. « Il n’est un secret pour personne que les inégalités socio-économiques ont explosé sous l’ère travailliste-PMSD. En effet, l’agenda économique prôné par l’ancien régime, avec des réformes économiques ultra-libérales et une systématisation des cadeaux aux plus fortunés, a entraîné une montée inexorable des inégalités de revenus à Maurice. Plus grave encore, cette politique contre-productive a même conduit à un affaiblissement des niveaux de croissance économique, à la fois potentielle et réelle », affirme-t-il.

En citant la baisse de la part des plus pauvres,  passant de 6,1% en 2006/07 à 5,4% en 2012, il se demande « quel était l’agenda du gouvernement travailliste lorsqu’en 2006, dans un contexte économique plus que favorable, où la croissance mondiale affichait +4%, il n’avait pas hésité, with the stroke of a pen, à arracher le pain de la bouche des écoliers tout en optant, sans une once de scrupule, pour une politique fiscale des plus avantageuses pour les plus fortunés avec la baisse de la taxation directe ? ».

Le ministre des Finances déplore que le leader de l’opposition, Arvin Boolell, continue avec cette stratégie « en défendant cette petite poignée d’ultra-riches, qui gagnent des millions et qui sont contre cette mesure », a-t-il indiqué, tout en disant noter que le porte-parole du PTR « n’a jamais élevé la voix pour défendre ceux et celles qui touchaient un salaire de moins de Rs 5 000 par mois ». Justifiant la CSG, il a expliqué qu’il était nécessaire de disposer de sources de financement complémentaires afin de pouvoir financer la Basic Retirement Pension à Rs 9000 à 60 ans et l’allocation additionnelle de Rs 4500 à 65 ans à l’horizon 2024.

Selon lui, la CSG a été introduite comme un modèle durable, équitable, contributif et intergénérationnel et sera utilisée comme une source de revenus supplémentaire pour financer en partie la pension et mettre fin au déficit actuariel du NPF. « Si les contributions au NPF avaient été maintenues, une augmentation du taux de contribution à 19,2% à moyen terme aurait été inévitable. Ce doublement du taux aurait été une catastrophe non seulement pour la compétitivité des entreprises qui auraient dû supporter un énorme fardeau en termes de charges patronales, mais aussi pour le pouvoir d’achat des travailleurs qui auraient vu leurs revenus disponibles réduire comme peau de chagrin », ajoute-t-il.

Répondant aux arguments du député MMM Reza Uteem, le ministre des Finances a indiqué qu’il aimerait rappeler au député de l’opposition que les employés du public contribuent déjà à hauteur de 6% de leurs salaires et l’employeur public 12 %. « Je le rassure que les ministres et autres parlementaires sont bien assujettis à la CSG. J’ai déjà donné les instructions dans ce sens pour que les représentants de l’État paient de leurs poches. Le processus administratif est en train d’être finalisé afin que tous les parlementaires contribuent à la CSG dès le mois de septembre 2020 comme tous les autres employés », répond-il.

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